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Haut-Karabagh : le cessez-le-feu et l’aide humanitaire effectifs, mais des craintes persistent


Le cessez-le-feu acté, son application est désormais en cours. L’aide humanitaire russe arrive actuellement sur le terrain. Mais la rétrocession de territoires comportant des sites religieux entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan suscite des craintes.

Les armes se sont tues. Erevan et Bakou, sous l’égide de Moscou, organisent la mise en place du cessez-le-feu sur le terrain. Place est faite maintenant à l’aide humanitaire, comme le rapporte Kyrill Kotikov, reporter pour RT France, présent dans la ville de Goris à la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

C’est par la route reliant les villes de Goris et de Karvachar (Kelbadjar en azéri), liaison stratégique et essentielle, que passe le matériel pour aider les réfugiés. L’Azerbaïdjan a accordé un délai supplémentaire de 10 jours à l’Arménie pour le retrait de Kelbadjar. C’est dans cette ville que l’on avait vu des Arméniens brûler leurs habitations plutôt que de les abandonner aux Azerbaïdjanais.

D’autres forces humanitaires russes ont été déployées dans la région de Stepanakert, la capitale de la république non-reconnue, pour assurer la sécurité des réfugiés retournant dans le Haut-Karabagh.

Le conflit dans cette région revêt également une dimension humaine et culturelle. Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev, a assuré à Vladimir Poutine que les lieux de culte arméniens seraient placés sous surveillance et sauvegardés, les Arméniens du Haut-Karabagh pouvant continuer à s’y rendre.

Sur le terrain, la situation semble plus compliquée. Les affrontements ont touché des sites religieux, ce qui amène certains à craindre pour les terres rétrocédées à l’Azerbaïdjan comportant des lieux de culte. Comme le confie un prêtre orthodoxe de Davivank à notre reporter : «Aujourd’hui, nous devons donner ces terres à une nation qui n’a pas la conscience de leur valeur et de leur sainteté».

Mais chacune des parties engagées dans ce conflit a ses propres vérités. Côté azerbaïdjanais, les réfugiés d’hier sont heureux de pouvoir retrouver les terres qu’ils avaient jadis dû fuir.

L’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Russie rendent effectif, sur le terrain, l’application de ce cessez-le-feu et s’accordent sur l’importance d’établir une coopération avec le Haut-commissariat des Nations-unies pour les réfugiés, l’UNESCO, la Croix-Rouge et d’autres organisations afin d’alléger la situation des civils dans les zones de conflit et de préserver les sites religieux et culturels.


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