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Harkis : Macron demande «pardon» au nom de la France

Harkis : Macron demande «pardon» au nom de la France, et annonce une «loi de reconnaissance et de réparation»

«Nous n’oublierons pas», a assuré le président, insistant sur la «dette» de la République vis-à-vis de ses «enfants», victimes de «l’abandon militaire» et de la «maltraitance des familles» après la Guerre d’Algérie.

Des applaudissements et des sourires, mais aussi des pleurs et des interpellations. Dans la Salle des fêtes de l’Élysée, où il prononçait ce lundi matin un discours à l’attention des harkis, Emmanuel Macron a été brièvement interrompu par une partie du public. Soucieux de ménager l’émotion légitime de son auditoire, le chef de l’État a marqué une pause pour échanger directement avec certains de ses convives, et tenter de les rassurer.

Mais il a ensuite regretté qu’il y ait «quelque chose d’épuisant» à se voir toujours reprocher de ne pas en faire assez, y compris lorsqu’il considère que ses annonces sont à la hauteur. Il faut dire que le président de la République avait préparé de longue date sa prise de parole. «Aujourd’hui, au nom de la France, je dis aux harkis (…) que la République a contracté à leur égard une dette. (…) Je demande pardon. Nous n’oublierons pas», a-t-il déclaré.

Estimant qu’«aucune réparation pécuniaire ne peut réparer ce qu’il s’est passé» à la fin de la Guerre d’Algérie, Emmanuel Macron a ajouté qu’il ne pouvait pas non plus, «par les mots, réparer 60 ans de la vie de notre Nation». C’est pourquoi il a décidé qu’un «texte de loi de reconnaissance et de réparation» allait être porté par le gouvernement, pour reconnaître la «singularité» des harkis, à savoir «l’abandon militaire» et la «maltraitance des familles».

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