MONDE

Gruissan : aux Chalets, des habitants épuisés par les tapages nocturnes à répétition

[ad_1]

l’essentiel
Les rĂ©sidents du secteur de l’espace RenĂ©-Angles sont Ă  bout de nerfs : depuis des semaines, cette aire de jeu est investie toute la nuit par des groupes de jeunes peu soucieux du voisinage. Une pĂ©tition est lancĂ©e, le maire soumet des pistes.

Je dors avec un sac de couchage dans ma salle de bain, car elle est un peu plus en retrait. Alors que j’ai deux chambres ! » A l’image de cette rĂ©sidente, plusieurs dizaines d’habitants des Chalets sont fatiguĂ©s. FatiguĂ©s de « ne pas fermer l’Ɠil de la nuit ». Mais fatiguĂ©s aussi de voir que la situation ne s’amĂ©liore pas, en dĂ©pit de leurs appels Ă  l’aide.

Ils sont une vingtaine de rĂ©sidents Ă  nous recevoir ce jour-lĂ . Nombre d’entre eux vivent ici Ă  l’annĂ©e, dans le secteur de l’espace RenĂ©-Angles. Cette belle aire de jeu pour enfants, enrichie au printemps d’une tyrolienne flambant neuve, fait le bonheur de nombreux bambins. Mais Ă  la nuit tombĂ©e, le site attire un tout autre public.

« Ça a commencĂ© dĂšs le premier soir du dĂ©confinement, explique-t-on. De jeunes adultes, souvent ivres, se sont mis Ă  investir les lieux Ă  partir de minuit ». Au dĂ©but, c’était jusqu’à 2 heures. Mais avec l’arrivĂ©e de l’étĂ©, les visiteurs nocturnes (« Des groupes de dix Ă  quinze personnes ») se sont mis Ă  jouer les prolongations, restant souvent lĂ  jusqu’au petit matin. Et selon les riverains, peu soucieux du voisinage.

« Ils mettent la musique Ă  fond, s’amusent n’importe comment avec la tyrolienne, jouent Ă  la pĂ©tanque  » Autant d’activitĂ©s peu discrĂštes qui n’aident pas les proches habitants Ă  trouver le sommeil. « Le 10 aoĂ»t, ça a carrĂ©ment Ă©tĂ© des rodĂ©os en voiture avec frein Ă  main et montĂ©es sur l’aire de jeu », affirme-t-on encore. Bien sĂ»r, la gendarmerie a Ă©tĂ© alertĂ©e. Des « dizaines de fois ». « D’une part, leurs moyens ne sont pas extensibles et ils ne sont pas toujours disponibles pour intervenir sur notre secteur. D’autre part, quand ils passent, ils font partir les jeunes
 mais ces derniers reviennent quelques heures plus tard. » Faute d’une surveillance permanente, le sentiment d’impunitĂ© perdurerait donc.

Si le maire Didier Codorniou a lui aussi Ă©tĂ© informĂ©, une pĂ©tition a Ă©galement Ă©tĂ© lancĂ©e pour le sensibiliser Ă  l’urgence du contexte et lui soumettre des solutions. « Nous voudrions que cette aire de jeu soit fermĂ©e Ă  partir de 21 heures, et grillagĂ©e afin que personne ne puisse s’y introduire. Et nous demandons que la police municipale soit Ă©galement active la nuit, ce qui n’est pas le cas actuellement. » Les riverains, eux, n’osent plus intervenir eux-mĂȘmes. « Au mieux, ils nous disent de faire comme eux, de dormir en journĂ©e. Mais en gĂ©nĂ©ral, on se fait simplement insulter. » Par crainte de reprĂ©sailles, aucun chaletain n’a d’ailleurs souhaitĂ© donner son identitĂ© ou apparaĂźtre en photo. Preuve, Ă  leurs yeux, que « ce petit coin de paradis est en train de devenir un enfer ».

[ad_2]
Source

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page