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Gaz hilarant, alcool, cris : des habitants toulousains vivent un enfer

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Depuis deux mois, les habitants du quartier de Saint-Simon se plaignent de nuisances sonores qui ont lieu la nuit. En cause, un groupe de jeunes qui vient tous les soirs.

« Toutes les nuits, nous sommes dérangés. On ne peut plus dormir tranquille c’est un enfer », prévient Gérard, un riverain du quartier Saint-Simon à Toulouse.

Ce mercredi matin, le parc de la place de la mairie semble pourtant paisible. Les jeux sont occupés par les enfants, sur le parking un petit marché de producteurs attire des clients. Des personnes âgées discutent sur les bancs mis à disposition. Au premier abord, difficile d’imaginer qu’une quinzaine de jeunes se rassemble chaque soir depuis deux mois sur cette place. « Ils s’installent sur le tourniquet pour enfant, jouent aux cartes, boivent de l’alcool et hurlent toute la soirée. Ils urinent partout, nous sommes pris en otage », témoigne encore Gérard. Les premiers indices de cette nuit agitée sautent aux yeux sur l’aire de jeux dédiée aux enfants, des dizaines de capsules en aluminium jonchent le sol. Il s’agit de restes de gaz hilarant, une drogue très en vogue chez les jeunes. Dans les poubelles des restes de bière et autres bouteilles d’alcool. Sur les marches de la petite mairie de quartier, des relents d’urine. « L’un des voisins est sorti de chez lui pour qu’ils se calment, mais ces délinquants s’en moquent. Il s’est fait insulter, puis menacer. Depuis, aucun de nous n’ose les affronter », poursuit Christophe, un autre habitant du quartier.

« Des jeunes de 20 à 30 ans »

Jeudi soir, des stèles du monument aux morts ont été dégradées. « C’est très grave. Plusieurs d’entre nous veulent vendre leurs appartements. Je crains que la situation ne finisse par dégénérer », poursuit Gérard. Ce nouvel épisode accentue la colère des habitants de Saint-Simon. Une quinzaine de riverains ont signé une pétition et envoyé une lettre à la police, au préfet ainsi qu’au maire de Toulouse. La police municipale passe pourtant régulièrement dans le secteur pour apaiser la situation. « Ces squatteurs viennent essentiellement des cités proches du Mirail. Ils ont entre 20 et 30 ans et s’amusent. Pour nous la difficulté consiste à les prendre en flagrant délit », confie un policier municipal de la Ville rose.

Preuve que la missive des plaignants a été attentivement étudiée par les élus : la police municipale va désormais multiplier les rondes de jour et de nuit afin d’éviter les attroupements. Ils recevront le renfort ponctuel de la police nationale, qui prend ces nuisances très au sérieux. « Ce type de comportement peut engendrer une réplique disproportionnée de la part des victimes. Il faut éviter que le conflit dérape grièvement », estime un enquêteur.

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