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Figeac. Un pylône de 30 m au Calvaire : les riverains inquiets et en colère

Depuis quelques jours, le ciel s’est assombri pour les habitants de la petite rue du Champ Saint-Barthélémy, située en haut des escaliers du Calvaire, juste en dessous du stade. Ils ont les yeux rivés sur un pylône de 30 mètres de haut qui surplombe désormais leurs maisons. "Il a été dressé en une matinée. ça nous a sonnés" témoignent plusieurs riverains qui dénoncent "une très mauvaise surprise". L’incrédulité des premières heures a laissé la place à la colère.

"C’est aberrant de laisser planter une antenne au-dessus de nos têtes alors qu’on est au cœur de la ville, dans un secteur classé" s’indigne une mère de famille. À ses côtés, une dame âgée se désole d’être condamnée à voir "cette verrue" en ouvrant ses volets chaque matin. Un voisin pointe du doigt, quant à lui, l’absence totale d’information et déplore la réalisation du chantier en plein été. "On n’a pas été avertis et quand je suis allé à la mairie, j’ai été très mal reçu. C’est très cavalier" confie-t-il.

Un collectif envisagé

Beaucoup d’interrogations restent en suspens pour ces Figeacois qui se sentent démunis et ne cachent pas leurs inquiétudes, notamment sur l’impact à long terme de cette antenne sur la santé. "Les travaux ont commencé courant juin. Un jour on a même senti des vibrations fortes dans la maison. Mais comme il y a tout le temps des travaux au stade, on n’a pas fait attention". En fait un pylône utilisé pour l’éclairage a été enlevé et a laissé place à ce mât plus haut de 7 mètres. Implanté par l’opérateur Free, il doit servir de support pour des antennes de téléphonie et d’internet. C’est en tout cas ce qu’indique le panneau de chantier accroché à l’entrée du stade, à l’autre extrémité du site.

"On est dans une ville d’art et d’histoire. Il y a d’autres endroits pour implanter ce genre d’antenne, plus loin des habitations. Le pylône est aussi juste à côté du collège et du lycée. Le Petit train pourra venir jusqu’ici pour d’un côté faire admirer les remparts et de l’autre côté cette tour que l’on voit de partout" ironisent les riverains qui envisagent de se réunir au sein d’un collectif. "On va demander un rendez-vous au maire pour demander l’arrêt des travaux et trouver une autre implantation" espèrent-ils.

Via LaDepeche

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