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En campagne, Laporte et Grill se sont croisés dans le Lot-et-Garonne

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Le week-end dernier, les candidats à la présidence de la FFR tenaient des « meetings » dans le Lot-et-Garonne. Objectifs communs, mais méthodes diverses.

Mercredi dernier, à Carqueiranne, Bernard Laporte a rangé le costume de président de la FFR pour enfiler le bleu de chauffe de candidat à sa succession. Avec le style qu’on lui connaît, l’ancien sélectionneur du XV de France a rapidement réagi aux critiques du camp d’en face, déclaré et incarné par Florian Grill, président de la Ligue Île-de-France, depuis juin 2019.

Samedi soir, Laporte faisait halte à Marmande. Devant une cinquantaine de présidents du feu Périgord-Agenais, il a démarré d’entrée, fustigeant « les attaques incessantes d’adversaires peu scrupuleux ». Lesquels avaient donné rendez-vous aux mêmes présidents lot-et-garonnais et dordognots à Lacapelle-Biron, petit village du nord du Lot-et-Garonne, pour un de leur fameux barbecue autour de Florian Grill, Abdelatif Benazzi et Daniel Dubroca.

Le temps d’un week-end donc, le Lot-et-Garonne s’est retrouvé au cœur de la bataille électorale qui se joue à fond désormais. Aux deux rendez-vous fixés, une cinquantaine de personnes ont participé. Jamais les mêmes. Signe que chaque camp semble avoir ses partisans bien établis.

Ambition commune : retrouver des licenciés

Si le programme de Florian Grill est connu depuis belle lurette, Bernard Laporte avait attendu samedi, et une réunion publique à Peyrehorade pour dévoiler ses 15 points. Au final, beaucoup de ressemblance : augmentation du nombre de licenciés, intervention en milieu scolaire, féminisation, protection des joueurs etc.

Reste que dans la méthode, après avoir assisté au discours des deux hommes, on peut noter quelques divergences. Avec en toile de fond l’augmentation du nombre des licenciés (Laporte a annoncé + 100 000 dans quatre ans), les deux parties veulent investir les écoles et y développer la pratique du rugby. Comme ce que le handball ou le basket ont réussi à très bien faire ces dernières années. Si Bernard Laporte compte sur ses CTC (conseillers techniques de clubs), Florian Grill compte, lui, sur ses « ambassadrices » en responsabilisant davantage l’Education nationale.

Face à leurs auditoires, chacun a mis l’accent sur différents aspects. A Marmande, le président sortant a beaucoup parlé d’argent et de redistribution des richesses. Il a énuméré les projets (dont le consortium du Stade de France), promettant une redistribution conséquente pour le rugby amateur. « Je ne suis pas le candidat de la presse parisienne, des réseaux sociaux et des clubs pros », a martelé Laporte, égratignant au passage Ligue et certains clubs pros.

De son côté, son opposant a mis l’accent sur la fibre sociétale du rugby. Il a notamment souligné l’importance des bénévoles dans le rugby amateur. « Les clubs n’existeraient pas sans eux. A la FFR, Bernard Laporte les a remplacés par des salariés, avec l’explosion de la masse salariale que l’on sait. Nos clubs ont un rôle citoyen et éducatif. Les ramener à la simple compétition est une grosse erreur. »

À quelques heures et à quelques kilomètres près, Bernard Laporte et Florian Grill ont tenté de séduire le rugby amateur lot-et-garonnais, chacun à sa façon. Un long débat qui ne se terminera que le 3 octobre. D’ici là, piques et commentaires devraient pleuvoir. « Les programmes ne sont pas tout, c’est la manière dont ils sont incarnés », résumait Florian Grill.

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