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Doublement des cas de Covid-19 en Haute-Garonne qui approche du seuil d’alerte

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En Haute-Garonne, le nombre de personnes positives au Covid-19 ne cesse d’augmenter. Le département compte plus de 30 cas pour 100 000 habitants. Chez les 20-30 ans le seuil d’alerte est déjà franchi avec 80 cas pour 100 000 habitants. Les hospitalisations restent faibles.

Même si les chiffres fluctuent d’un jour à l’autre, la tendance reste la même : le nombre de personnes positives au Covid-19 ne cesse d’augmenter en Haute-Garonne. Il a doublé en une semaine, triplé depuis quinze jours, pour franchir le seuil des 30 cas pour 100 000 habitants. « Le coronavirus circule activement, la Haute-Garonne approche le rouge sur les cartes de Santé publique France. Mathématiquement, nous allons tout droit vers le seuil d’alerte (50 cas pour 100 000 habitants) », décrypte le Dr Jean-Jacques Morfoisse, directeur général adjoint de l’ARS (Agence régionale de santé) Occitanie.

Au cours des sept derniers jours, plus de 45 000 tests ont été réalisés, permettant de repérer 1 000 nouveaux cas de Covid-19 dont la moitié pour la seule métropole toulousaine. C’est là que les actions se multiplient depuis le 5 août : port du masque obligatoire sur les quais de la Garonne entre 12 heures et 3 heures du matin ainsi que sur tous les marchés de plein vent ; ouverture de quatre grands sites de dépistage (« drive » pour des prélèvements sans rendez-vous, sans ordonnance).

75 % des personnes positives en Haute-Garonne ont moins de 40 ans

Premiers visés, les plus jeunes : 75 % des personnes positives en Haute-Garonne ont moins de 40 ans, le seuil d’alerte des 50 cas pour 100 000 habitants est largement franchi chez les jeunes de la métropole toulousaine avec 80 cas pour 100 000 habitants pour la tranche d’âge 20-30 ans. « À la vue de ces résultats, nous réfléchissons à une extension des zones concernées par le port du masque obligatoire. Et nous allons verbaliser. La pente reste préoccupante », avertit le Pr François Chollet, élu en charge de la coordination dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19 pour Toulouse métropole.

Les quatre drive (allées Jules Guesde, base verte des Argoulets, place de la Maourine à Borderouge, place Luther King à Bellefontaine) ont montré l’adhésion de la population au dépistage par test PCR (naso-pharyngé) : plus de 5000 personnes ont été testées. Un succès même si les délais de résultats peuvent fluctuer de 24 heures à plus de 72 heures. « Ce n’est pas simple pour les laboratoires, nous sommes passés de 0 test au printemps à 50 000 par semaine en Occitanie. Nous devons travailler pour les aider à filtrer les situations : lorsqu’on est symptomatique, les résultats doivent arriver en 24 heures, ce n’est pas la même urgence pour un test avant un départ en voyage », explique le Dr Jean-Jacques Morfoisse pour l’ARS Occitanie qui veut maintenir cette offre de dépistage massive. « Nous maintenons nos quatre méga drive jusqu’à fin septembre avec la possibilité de proposer des lignes supplémentaires sur ces sites si nécessaire la semaine prochaine. Nous allons également discuter avec les maires de la métropole pour ouvrir d’autres sites hors Toulouse », ajoute le Pr François Chollet. 

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La Haute-Garonne comptait jeudi 12 clusters (notre édition du 12 août) mais devrait passer à au moins 15 d’ici la fin du week-end selon l’ARS. Pour l’instant, ces foyers d’infection sont maîtrisés avec une diffusion faible du virus (pas plus de 15 cas par cluster). «Tout ce qui génère de la proximité est facteur de risque. Nous avons trois types de clusters : l’environnement professionnel (hôpital, restauration, centre des impôts), le milieu sportif (TFC, piscine Nakache) et les rassemblements familiaux. Le cadre professionnel est à surveiller avec le retour des vacanciers sur leur lieu de travail. Il est recommandé à ces personnes de se faire tester avant de retrouver leur milieu professionnel et il faut porter le masque », rappelle le Dr Morfoisse. 

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Peu ou pas d’hospitalisations

Les personnes identifiées positives au Covid-19 en ce mois d’août sont peu ou pas symptomatiques. Résultat : les hospitalisations sont rares et celles néecessitant une réanimation quasi nulles. « Nous avons traversé une période de très grand calme entre le 15 mai et le 15 juin. Depuis, les admissions à l’hôpital sont régulières, nous en avons actuellement une quinzaine, aucune en réanimation », souligne le Dr Muriel Alvarez, infectiologue au service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Toulouse.

« En tant qu’infectiologue je suis évidemment pour une extension du port du masque. Et n’oublions pas l’hygiène des mains ! »

« Le confinement n’a pas abouti à une éradication du virus et ce virus n’est pas saisonnier puisqu’il continue à circuler. La population qui contracte actuellement le coronavirus, âgée de 20 à 40 ans, ne présente pas de comorbidités, les cas ne sont majoritairement pas graves. La stratégie de dépistade de masse, de traçage du virus est la bonne. Et il faut continuer à suivre les mesures barrières, à les amplifier même avec davante de port du masque et une hygiène des mains très régulières. En tant qu’infectiologue, je suis évidemment pour une extension du port du masque, cela représente peu de contraintes par rapport aux enjeux sanitaires et économiques. Même s’il y a encore du chemin à parcourir, il y a du progrès, aujourd’hui on croise des gens masqués dans n’importe quelle rue », conclut le Dr Muriel Alvarez. 

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