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Disparition de Delphine Jubillar : « Je suis sûr qu’il y a des suspects », estime maître Pressecq, l’avocat des proches

Maître Philippe Pressecq, avocat de cousines et proches de Delphine Jubillar fait le point sur l’affaire. Il y a deux mois, jours pour jour, ce 15 février, l’infirmière de 33 ans s’est volatilisée à Cagnac-les-Mines dans le Tarn. 

Quel point faites-vous deux mois après la disparition de Delphine Jubillar ?

Au bout de deux mois j’ai le sentiment qu’on est encore dans l’enquête pure et dure. Les enquêteurs sont manifestement à la tâche. Ils seraient dix mobilisés en permanence sur l’affaire. 

Est-ce que ce temps de l’enquête vous paraît long ?

Ce qui stresse mes clients, c’est l’absence totale d »informations. Mais finalement ce sont les règles du droit qui sont pour une fois appliquée, c’est-à-dire que l’enquête est secrète. 

La seule chose qu’on suppose c’est qu’une enquête longue comme celle-là laisse présager que les enquêteurs ont depuis le départ pratiquement, des personnes suspectées ou un suspect. Ils tissent patiemment leur toile et attendent d’avoir recueilli assez d’éléments pour placer la personne en garde à vue et la mettre en examen. 

Officiellement on ne sait pas s’il y a des suspects. Officieusement, je suis sûr qu’il y en a. Ça me paraît impossible qu’ils n’aient rien trouvé. Le crime parfait n’existe pas. 

Vous ne pensez pas qu’ils n’ont pas de pistes ?

Je préfère penser qu’ils ont des pistes. Car si au bout de deux mois ils n’en ont pas, ça serait compliqué.

Ces derniers jours, la presse a reparlé de l’amant dont elle aurait eu peur… 

L’amant a été entendu. Il n’a pas été mis en garde à vue. 

Le couple se serait également disputé le soir de la disparition. Les parties civiles ne vous en ont jamais parlé ? 

Non. Ils devaient bien se disputer, ils se séparaient. 

Et le compte Facebook réactivé dont une fois via son téléphone…

Il y a quatre hypothèses. Soit ce sont les enquêteurs, soit c’est un bug, soit c’est un tiers, soit c’est Delphine. 

Dans quel état d’esprit sont les parties civiles que vous défendez ? 

Elles sont dans une attente de plus en plus insupportable. 

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