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Départ du Tour de France 2020 : Bernal, Roglic, Pinot, trois hommes pour un maillot jaune

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l’essentiel
Ils sont trois à s’avancer en grand favori sur la ligne de départ du Tour cette année. Le tenant du titre Egan Bernal, le Slovène Primoz Roglic, vainqueur de la dernière Vuelta, et Thibaut Pinot, revanchard après son terrible abandon l’an passé. Tour d’horizon.

Les géants de la route n’utilisent plus le bois pour leurs jantes depuis la disparition des derniers mammouths recensés aux Eyzies ou juste un peu plus tard. Par contre, le chêne, le châtaigner et le saule restent très prisés pour la langue des champions.

Écoutons Primoz Roglic, le roi du tremplin apparemment bien remis de sa chute du Dauphiné malgré les craintes affichées par… sa femme Lara. « Je ne pense pas vraiment aux autres. Je suis au départ et pour moi, c’est une bonne nouvelle. J’ai fait de mon mieux pour ça et on va voir comment ça va. Cela a pris du temps de me remettre de la chute mais j’ai pu finalement faire à peu près ce que je voulais avant le départ. Bien sûr, j’aurais préféré ne pas tomber, mais tout ça fait partie du cyclisme… » Un saut « dans l’inconnu » de très haut niveau pour celui que l’on pensait il y a peu intouchable pour le Tour qui vient.

Dans sa roue, en attendant mieux, le tenant du titre (cette année, il est le seul à avoir connu le bonheur de ramener le maillot jaune sur les Champs, Nibali pense au Giro, Thomas et Froome, loin de leur meilleur niveau, n’ont pas été retenus par Sir Braildsford). « Roglic était probablement le plus fort ces dernières semaines entame Egan Bernal, il volait et sera l’un des favoris mais il ne faut pas oublier Tom Dumoulin qui monte en puissance. C’est bien d’avoir une équipe de haut niveau face à nous, ça accroît notre motivation et ça crée de l’émulation. On pourra partager les responsabilités… » Pas génial mais quand même mieux.

Un deuxième pour la Colombie ou un premier pour la Slovénie ?

Polo blanc, masque bleu, poliment, Thibaut Pinot le leader de David Gaudu prend son relais. « Je pense être plus fort que l’an passé, dans la tête, en tout cas, c’est sûr. Par rapport à la même époque, je suis plus serein, je ressens moins de pression ». Fermez le banc, le trio majeur de la 107e édition vient de s’exprimer, il va maintenant se livrer à son activité préférée (quoique, avec le Franc-Comtois, la discipline reste en concurrence avec la pêche !), le pédalage.

Oubliés, les « beaux » étés Armstrong ou, juste après, Chris Froome, où le petit jeu du pronostic n’exigeait pas la moindre réflexion. Cette fois, même si Roglic et Bernal ont semblé afficher une certaine supériorité, juste devant le Français, à l’aube de cette épreuve que l’on maîtrise mal (parcours, corona, incertitudes en tout genre…), on ose penser à une surprise. Pas de la taille de Walkowiak en 1956 mais quand même. Imaginez qu’un concours de circonstances vienne renforcer l’insolence de Guillaume Martin, le chef de file des Cofidis. Toute la France se pencherait aussitôt sur le philosophe normand qui semble avoir atteint le niveau supérieur. Et Romain Bardet, et Julian Alaphilippe, qui ont hurlé en chœur leur désamour du général, ne pourraient-ils pas trouver, dans ce désintéressement déclaré, les chemins pour discrètement s’en aller ? Suivis, soyons fous, par Pierre Latour

Délivrés, peut-être, par le succès de Bernal, Nairo Quintana, si épatant en tout début de saison, Miguel Angel Lopez, Rigo Uran accompagné de Sergio Higuita et surtout de la demi-surprise du Dauphiné, Dani Martinez, peuvent songer à un deuxième succès pour la Colombie, qui a patienté si longtemps depuis les années Lucho Herrera/Norbert Vincent. Mais la Slovénie postule déjà, à la vitesse de ses grimpeurs, à devenir le quinzième pays à entrer sur le livre d’or du feuilleton créé par Henri Desgrange. D’autant que Tadej Pogacar, épaulé par Fabio Aru, époustouflant sur la dernière Vuelta, apprend plus vite que la lumière dans laquelle pourrait entrer sans frapper un… Équatorien, Richard Carapaz, vainqueur du Giro 2019.

Valverde veut rendre hommage à Poupou…

Côté allemand, loin de toute publicité tapageuse, Maximilian Schachmann, qui a gagné le dernier Paris-Nice (vous l’avez peut-être oublié) et Emanuel Buchmann, au pied du podium en juillet dernier (vous l’avez peut-être oublié aussi) pensent discrètement à la succession de l’éphémère roi Ullrich.

Une pensée pour Alejandro Valverde, qui aurait adoré ce tracé dans ses jeunes années et qui va tenter d’imiter le très regretté Raymond Poulidor, monté sur le podium après son quarantième anniversaire. Avec Enric Mas et Marc Soler, il devra dominer ses compatriotes Mikel Landa, venu avec une « petite » ambition, et Jesus Herrada. Richie Porte, Bauke Mollema, Adam Yates, Dan Martin et… Warren Barguil visent une place eux aussi. Il n’y en aura pas pour tout le monde.

Le parcours du Tour, s’il peut effectivement être mené de bout en bout, va offrir des opportunités inédites, loin des schémas répétitifs qui écrivent les épopées à l’avance, dans l’ordre établi. Des montées à peu près partout, réputées ou pas, terribles comme celle de la Loze que tous redoutent, des sommets précoces, et là-bas, tout là-bas, au pays des fées et des forgerons, la Planche des Belles Filles, déposée par la magie des dessinateurs du Tour, au pied de l’obélisque. Voilà, on aimerait penser à tout ça, seulement à tout ça, mais bon…

Les clés du Tour

Date de naissance: mercredi 1er juillet 1903. 107e édition.

Départ : aujourd’hui de Nice.

Arrivée : dimanche 20septembre à Paris.

3 484,2 km en 21 étapes : 1 contre-la-montre (20eétape, 36,2km, Lure-Planche des Belles Filles) ; 9 étapes de plaine (1re, 3e, 5e, 7e, 10e, 11e, 14e, 19e, 21e) ; 5 étapes de moyenne montagne (2e, 4e, 6e, 12e, 13e) ; 5 étapes de montagne (8e, 9e, 15e, 16e, 17e, 18e) ; 7 arrivées au sommet (4e Orcières-Merlette, 6e Mont-Aigoual, 13e Puy-Mary, 15e Grand Colombier, 16e Villard-de-Lans, 17e col de la Loze, 20e Planche des Belles Filles) ; 1 arrivée au-dessus de 2 000 m : 17e col de la Loze, 2304m.

Toit du Tour : Col de la Loze, 2304m. 29 cols ou côtes recensés en 2e, 1re et Hors-Catégorie (13 dans les Alpes, 7 dans le Massif central, 5 dans les Pyrénées, 3 dans le Jura, 1 dans les Vosges).

2 journées de repos, le 7 en Charente-Maritime, le 14 en Isère.

22 équipes de 8, soit 176 coureurs.

Vainqueur au départ : Egan Bernal (COL/INS) 2019.

Régionaux au départ : Pavel Sivakov (Ineos) 1re participation ; Anthony PEREZ (Cofidis) 3e participation ; Lilian CALMEJANE (Total Direct Energie) 4e participation ; Romain SICARD (Total Direct Energie) 7e participation ; Quentin Pacher (B& B) 1re participation.

Bonifications : elles sont attribuées dans toutes les arrivées en ligne (10″, 6″ et 4’’). D’autres, appelées « Points Bonus » sont attribuées au passage de cols ou au sommet de côtes situés à des endroits clés du parcours. Il y en a au total huit répartis dans les 2e, 6e, 8e, 9ee, 12e, 13e, 16e et 18eétapes (8″, 5″ et 2 ‘’).

Total des prix : 2 293 000 € (500 000 € au vainqueur final, 11 000€ au vainqueur d’étape).

Recordmen : Jacques Anquetil (Fra/1957-1961-1962-1963-1964), Eddy Merckx (Bel/1969-1970-1971-1972-1974), Bernard Hinault (Fra/1978-1979-1981-1982-1985), Miguel Indurain (Esp/1991-1992-1993-1994-1995). Lance Armstrong (USA), vainqueur 7 fois, (1999-2000-2001-2002-2003-2004-2005) a été rayé du palmarès suite aux affaires de dopage.

Moyenne record : 40,784 km/h, Oscar Pereiro en 2006 ; Lance Armstrong avait réussi 41,654 km/h en 2005.

Plus petit écart à l’arrivée : 8 secondes, entre Greg LeMond et Laurent FIGNON en 1989.

Recordman étapes : Eddy Merckx, 34.

Recordman maillots jaunes : Eddy Merckx, 111 fois.

Recordman meilleur grimpeur : Richard VIRENQUE, 7.

Recordman maillot vert : Peter Sagan, 7.

Victoires par pays : France, 36, Belgique 18, Espagne 12.

Record de participations : Sylvain CHAVANEL, 18.

Record de participations présent : Alejandro Valverde (ESP/Movistar), 12.

Record de Tours terminés : Joop Zoetemelk, 16.

2019 : 1. Egan Bernal (COL/Ineos) ; 2. Geraint Thomas (GB/INS) à 1’11’’ ; 3. Steven Kruijswijk (GB/Sky) à 1’31’’… 5. Julian ALAPHILIPPE (Deceuninck) à 4’05’’. Maillot vert : Peter Sagan (SVK/Bora). Maillot à pois : Romain Bardet (ALM). Maillot blanc : Egan Bernal (COL/INS). Meilleure équipe : Movistar.

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