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Darmanin sur les Tchétchènes : « avoir l’asile sur le territoire national ne donne pas le droit de mettre le bordel »

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À Saint-Dizier (Haute-Marne), une opération a été menée par la police pour stopper un acte de vengeance de la communauté tchétchène. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin s’est rendu sur place, expliquant qu’aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi ».

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a affirmé qu' »aucune communauté » ne ferait sa loi en France lors d’un déplacement dimanche à Saint-Dizier (Haute-Marne) où une opération de police a été menée pour empêcher un projet de vengeance lié à l’agression d’un ressortissant tchétchène. Trois hommes, d’origine tchétchène, interpellés vendredi à Saint-Dizier (Haute-Marne), armés de couteaux, bâtons de bois et un sabre, et soupçonnés de s’être organisés pour se venger d’une agression, doivent être présentés dimanche à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen, selon le parquet de Chaumont. 

« Aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi », a déclaré le ministre de l’Intérieur qui a remercié les forces de l’ordre d’avoir « évité le pire ». Une information judiciaire pour transport illégal d’armes de catégorie D et association de malfaiteurs doit être ouverte pour poursuivre les investigations, notamment pour déterminer « l’ampleur » de l’appel à se venger qui a circulé entre eux, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Chaumont, Frédéric Nahon. 

« Prévenir tout risque de représailles »

Originaire d’un département limitrophe de la Haute-Marne, ils sont soupçonnés d’avoir voulu se rendre à Saint-Dizier pour se battre, après qu’un homme de la communauté tchétchène âgé d’une trentaine d’années a été légèrement blessé dans une rixe dans le quartier du Vert-bois jeudi soir. Selon les premiers éléments de l’enquête pour violences visant cette rixe, celui-ci se serait retrouvé au milieu d’un conflit opposant des familles de ce quartier.  

Interrogé sur des précédents incidents qui avaient impliqué des Tchétchènes à Dijon en juin, M. Darmanin a rappelé que « la plupart des personnes de la communauté tchétchène sont demandeurs d’asile ou ont l’asile sur le territoire national ». « Cependant avoir l’asile sur le territoire national ne crée pas des droits de mettre le bordel, de faire des règlements de compte ou d’attenter à la vie des uns et des autres », a-t-il ajouté, précisant qu’il demandera à son administration de « regarder avec un oeil différent » les demandes d’asile de personnes mises en cause dans ce type d’affaires. 

Pour « prévenir tout risque de représailles », la préfète de Haute-Marne et le directeur départemental de la sécurité publique avaient déployé vendredi « un dispositif de sécurité préventif renforcé » dans cette ville d’environ 25.000 habitants. Les forces de l’ordre avaient contrôlé plusieurs véhicules et interpellé à bord seize hommes de la communauté tchétchène n’habitant pas Saint-Dizier. Elles avaient alors découvert des outils, couteaux, bâtons de bois et un sabre, dans les véhicules. 

Des perquisitions ont eu lieu au domicile de certains d’entre eux. Trois des hommes interpellés avaient été libérés samedi, sans charges retenues contre eux. Depuis jeudi soir, il n’y a eu ni violence ni trouble à l’ordre public.  


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