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Dans le Tarn-et-Garonne, Moissac devient un western le temps d’un tournage

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Trois étudiants, créateurs de l’association A long way studio, tourne actuellement un court-métrage au sein de la cité uvale. Le premier projet d’une longue série.

Pendant 12 minutes, Moissac se transforme en western. Chapeau de cow-boy, cheval et décors étasuniens, bienvenue au Far West ! À l’initiative de Nicolas Bazillou Bouillault, connu également sous le pseudo « Fitzgerald », un court-métrage, tourné en grande partie à Moissac, va bientôt voir le jour. « L’histoire racontera les mésaventures de Lester Jack, un homme de l’Ouest séparé de son bien le plus précieux, son chapeau. Il devra faire en sorte de le récupérer, et ce, coûte que coûte » explique Nicolas Bazillou Bouillault.

L’un des rushs du court-métrage.
– Photo – DR

Afin de trouver le décor parfait pour le film, l’équipe a longtemps cherché plusieurs endroits qui collent au scénario. L’hôtel Félix, situé entre Moissac et Castelsarrasin, a tout de suite tapé dans l’œil du réalisateur. « La propriétaire a donné son accord et le lieu est devenu le point central du projet. Le tournage a débuté le 4 juillet et depuis nous enchaînons toutes les semaines. » En plus de l’hôtel Félix, les autres scènes sont tournées en studio, dans les bois et sur les coteaux. 

Un projet monté en deux semaines

En raison de la vente de l’établissement, le tournage a dû se faire dans l’urgence. « Il a fallu trouver les bénévoles, les accessoires, les décors et les costumes dans un laps de temps réduit. Nous nous en sommes bien sortis » poursuit Nicolas Bazillou Bouillault.

à l’intérieur du saloon.
à l’intérieur du saloon.
– Photo – DR

Pour mener à bien ce projet, trois personnes sont au cœur de l’action (lire ci-dessous). Ils doivent donc gérer plusieurs tâches à la fois. « C’est difficile de s’attribuer un rôle. J’ai écrit le scénario mais je m’occupe aussi des lumières. Un autre prend en charge les costumes et les décors. On arrive tout de même à s’organiser, c’est le plus important. »

Le trio espère que le court-métrage pourra être diffusé dans le courant du mois de septembre, non seulement sur Youtube, mais aussi au cinéma Concorde et dans d’autres festivals.

Les trois membres de l’association.
Les trois membres de l’association.
– Photo – DR

A long way studio : faire du cinéma local avec un minimum de moyens

Créée en 2015, l’association A long way studio est géré par trois étudiants : Nicolas Bazillou Bouillault, Grégoire Michas et Louis Castet-de-Biaugue. « Nous sommes un groupe d’amis qui a toujours voulu faire de la vidéo. étant originaire de Moissac, où j’étais scolarisé au lycée François Mitterrand, j’ai toujours été passionné de cinéma. Je prépare actuellement une licence de cinéma à l’université Jean-Jaurès à Toulouse » confie Nicolas Bazillou Bouillault.

Le groupe d’amis commence alors à réfléchir à quelques projets. Le western (lire ci-dessus) est le premier court-métrage qui va arriver à son terme. Partant avec très peu de moyens, A long way studio espère rapidement s’agrandir. « Pour le western, nous avons dépensé 180 euros pour les costumes. Pour le reste, nous avons demandé à plusieurs personnes pour nous prêter un endroit (l’hôtel Félix) ou des accessoires (chevaux). J’ai aménagé ma chambre de façon à créer un studio. »

Faire la promotion de Moissac

Afin d’agrandir l’équipe, les trois amis ont fait appel à leurs connaissances. Une quarantaine de personnes sont donc mobilisées pour le western tourné au cœur de la cité uvale. « Nous avons remarqué une baisse d’activité à Moissac, la ville est fracturée. C’est important de réunir tout le monde et le cinéma peut aider. Tourner les scènes ici permet de faire la promotion de Moissac » poursuit Nicolas Bazillou Bouillault.

Entre les études et le projet, l’emploi du temps est chargé. Mais ce qui importe, c’est que le projet aille à son terme. « On est jeunes mais on gagne de l’expérience. Nous ne faisons pas ça pour l’argent, nous cherchons la reconnaissance de la population. Nous voulons prouver que nous pouvons tourner local avec très peu de moyens. » Afin de donner de la visibilité au projet, l’association est en contact avec le cinéma Concorde pour diffuser le court-métrage en cours de tournage. Les trois étudiants ne manquent pas d’idées pour faire de la cité uvale une place importante du cinéma. « Pourquoi pas avoir un festival dans quelques années ? Cela donnerait une visibilité supplémentaire à la ville. » Sur le long terme, les scénaristes réfléchissent déjà à de nouveaux projets plus modernes, évidemment faisables dans les environs.


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