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Covid-19 : toutes les particules du virus dans le monde tiendraient dans une canette de soda

Un mathématicien britannique s’est lancé le défi de répondre à une question qui lui avait été posée lors d’une émission de radio. Il a évalué le volume total représenté par l’ensemble des particules de Covid-19 présentes à tout moment dans le monde. Il est arrivé au résultat de 160 millilitres en prenant notamment en compte le nombre de malades, leur charge virale et la taille des molécules du virus.

Une canette de soda suffirait largement à stocker l’ensemble des particules du Covid-19 présentes dans le monde, affirme le mathématicien britannique Christian Yates. Pour arriver à cette conclusion, le conférencier a effectué de savants calculs dont il a révélé les détails, mercredi 10 février à The Conversation. Le scientifique a admis qu’il n’avait au départ aucune idée de l’échelle du résultat.

Christian Yates a expliqué avoir voulu répondre à une question qui lui avait été posée lors d’une l’émission sur BBC Radio 4. L’universitaire a commencé par évaluer la quantité de particules de la maladie existant sur Terre en se basant sur le nombre de personnes infectées. Il a pris en compte les individus asymptomatiques ou non-testés et a abouti au chiffre de 3 millions de personnes contaminées chaque jour.

Une moyenne de 10 milliards de particules

La charge virale de chaque sujet dépend de l’ancienneté de sa contamination. Christian Yates a donc introduit dans son équation une variable relative à cette donnée en partant de l’hypothèse d’un pic six jours après l’infection. A ce stade, les patients hébergent entre 1 et 100 milliards de particules du Covid-19, a montré une étude non publiée. Le mathématicien a choisi d’utiliser le chiffre moyen de 10 milliards.

Autant que les grains de sable

Il a alors calculé qu’environ 200 millions de milliards de molécules du coronavirus circulaient dans le monde à un instant donné. C’est environ autant que le nombre de grains de sable sur la planète. Une particule mesurant entre 80 et 120 nanomètres, le scientifique a estimé à 160 millilitres le volume total occupé par les virus dans le monde, en tenant compte de l’espace perdu entre les sphères qui ne s’emboîtent pas parfaitement.

Le mathématicien a cependant précisé que son calcul constitue « une grossière évaluation reposant sur les suppositions les plus largement admises ». Il a aussi reconnu que son raisonnement pouvait certainement être amélioré.  

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