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Covid-19 : l’étude qui montre six fois plus de risque de contagion à l’école que dans les lieux culturels

Musées, théâtres et salles de cinéma représentent un risque de contagion au coronavirus très largement inférieur à celui d’autres lieux publics pourtant ouverts comme les écoles ou les supermarchés, selon une étude allemande menée par Institut Hermann-Rietschel à Berlin 

Rouvrir les salles de spectacle et tous les lieux de culture, en terrible souffrance depuis le début de l’épidémie, c’est le rêve d’une grande partie de la population. Si les appels en ce sens se multiplient, une nouvelle étude tend à montrer que le risque de contamination n’est pas si élevé, en comparaison d’autres lieux publics.

À l’origine de cette étude, le professeur Martin Kriegel, médecin en immunobiologie et directeur de l’Institut Hermann-Rietschel à Berlin, et l’ingénieure Anne Hartmann. Ils ont tenté d’évaluer les risques de contagiosité des différents lieux publics intérieurs. 

La valeur R liée à la situation dans les théâtres, cinémas ou musées est inférieure à celle des salles de classe ou des bureaux

Leurs résultats ont été relayés par de nombreux médias. Et pour cause, les chercheurs concluent que « la valeur R liée à la situation dans les institutions culturelles – par exemple les théâtres, les cinémas ou les musées – est inférieure à celle des salles de classe ou des bureaux par exemple ».

Un risque de contagion très faible

Selon eux, si la distanciation physique et le port du masque sont bien respectés, les lieux de culture sont même les lieux intérieurs où les risques de contagion sont les plus faibles. De quoi réveiller les espoirs des partisans de la réouverture. 

En regardant l’étude de plus près, on s’aperçoit que l’indicateur de circulation du virus (R) est seulement de 0,5 dans les lieux culturels qui respectent les règles sanitaires. Dans un supermarché ou un restaurant, l’indicateur est multiplié par deux, par trois au travail dans un open space ou un train et enfin par six dans un établissement scolaire.

Un public qui n’émet pas d’aérosol

Selon les scientifiques, cela s’explique par le fait que le public des lieux culturels est assez silencieux, et par conséquent, il n’émet pas d’aérosol potentiellement chargé de virus. 

Seul bémol et pas des moindres, l’étude ne prend pas en compte l’arrivée des variants étrangers, qui pour certains augmentent la contagiosité du virus. Il semble donc peu probable, pour l’heure, qu’on assiste à un changement de recommandations en France. 

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