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Coronavirus : « Les indicateurs sont mauvais mais il n’y a pas de fatalité », assure Jérôme Salomon

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Invité au micro de France Inter, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, a rappelé que « le virus était toujours là » et qu’il était nécessaire « d’adapter notre dispositif au fur et à mesure que la situation évoluait ».

« Aujourd’hui on dit tout et son contraire… Il faut rester humble et modeste, nous ne savions rien au mois de janvier, nous avons appris mais il reste encore beaucoup d’incertitudes », a déclaré ce vendredi 14 août Jérôme Salomon, directeur général de la Santé sur France Inter.  « Le sort de l’épidémie est entre nos mains parce que nous avons des outils de la prévention », a-t-il ajouté, en rappelant l’importance des gestes barrières (lavage des mains, distanciation physique, port du masque). 

« Les indicateurs sont mauvais, les signaux sont très préoccupants, la situation se dégrade semaine après semaine, mais il n’y a pas de fatalité », a également assuré Jérôme Salomon. 

Jérôme Salomon, directeur général de la Santé : « Les indicateurs sont mauvais, les signaux sont préoccupants et la situation se dégrade. Mais il n’y a pas de fatalité. Le sort de l’épidémie est entre nos mains. » #le69inter pic.twitter.com/WnELDITPzH

— France Inter (@franceinter) August 14, 2020

Paris et Marseille : « deux départements particulièrement à risque  » 

Deux départements, Paris et les Bouches-du-Rhône, sont « particulièrement à risque », pour « des raisons logiques ». « Il y a beaucoup de monde, ce sont des zones de densité urbaine, il y a beaucoup de flux de population, beaucoup de transports, beaucoup de jeunes qui ont une activité sociale intense (…) Nous surveillons aussi une vingtaine de départements qui sont au-dessus d’un certain seul de vigilance », a ajouté Jérôme Salomon.

Si la situation est alarmante en métropole, « il n’y a pas d’alerte en Outre-mer ». « En métropole, nous nous focalisons sur les lieux les plus fréquentés. Les principaux clusters sont ceux où il y a de grands rassemblements, des événements festifs, amicaux, familiaux », a précisé le directeur de la Santé, qui incite les Français à se faire tester. 

« Nous n’avions jamais fait autant de tests » 

Jérôme Salomon a salué la « capacité d’observation » de la France qui réalise « aujourd’hui environ 100 000 tests par jour, et plus de 600 000 par semaine. Nous avons dépassé les 6 millions de tests et cela nous permet de bien mieux observer la situation qu’au mois de mars », a-t-il noté. « Jamais, dans l’Histoire de France, on n’a fait autant de tests sur une maladie infectieuse. On s’est beaucoup préparé : il y a tous les outils à disposition pour éviter une deuxième vague », a-t-il insisté.

Faciliter l’accès au masque 

« Nous sommes très attentifs aux prix des masques, cela va être un outil utile pour les prochains mois, nous allons devoir vivre avec ce virus et donc avec le masque. Aujourd’hui les productions sont massives et le prix du masque va fortement baisser à la rentrée. Il doit être disponible pour les plus précaires, les plus vulnérables », a reconnu le directeur général de la Santé




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