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Coronavirus : le protocole sanitaire dans les écoles assoupli pour la rentrée suscite l’incompréhension

Le ministère de l’Education a allégé le nouveau protocole sanitaire dans les écoles dès ce vendredi 12 février. Mais la plupart des zones sont en vacances.

Face à la menace des variants en France et l’évolution du nombre de cas positifs au Covid-19, le protocole sanitaire avait été renforcé dans les établissements scolaires le 1er février.

Mais voilà, qu’il est, deux semaines plus tard, une nouvelle fois assoupli. Des mesures drastiques puis revues à la baisse qui en font perdre leur latin aux professeurs de français.

Ce qui a provoqué la colère des enseignants et des parents d’élèves.

En effet, ce vendredi 12 février, début des vacances scolaires pour la zone académique de Montpellier, le ministère a allégé le protocole sanitaire dans les écoles.

Incompréhension face à une situation sanitaire dégradée

Des mesures qui seront donc applicables dès la rentrée des vacances et le retour à l’école, sauf pour la zone B, pas encore en congés.

Dans un communiqué, le syndicat des enseignants FSU s’insurge contre les mesures publiées le 12 février qu’il qualifie d’être « à contre-courant de la situation sanitaire dégradée, notamment dans les collèges, lycées et CIO ».

De son côté le collectif Ecole et familles oubliées parle de trahison, comme le rapporte Franceinfo.

Les mesures assouplies sont les suivantes : 

Plus de fermeture de classe automatique en cas de variant anglais

Le protocole publié début février annonçait qu’en cas de variant anglais chez un personnel ou un élève, la classe devait impérativement fermer. 

Or depuis vendredi, la fermeture de la classe n’est plus systématique. Que ce soit un variant anglais ou non, il faudra trois personnes contaminées dans une même classe pour la fermer. La règle redevient la même pour tous les cas positifs… ou presque.

Exception pour les cas de variants sud-africains ou brésiliens

Mais la fermeture immédiate d’une classe sera quand même effective si un élève a contracté la souche brésilienne ou sud-africaine.

« Tous les élèves de la classe seront assimilés à des contacts à risque », selon le ministère.

D’ailleurs sur ce point précis, le ministère renforce même le protocole en précisant qu’une « fermeture de la classe est également mise en œuvre dès qu’un élève est identifié comme contact à risque d’un parent, d’un membre de la fratrie ou de toute personne vivant dans le même foyer que lui contaminé par une variante sud-africaine ou brésilienne ».

Avec une précision concernant l’enseignant. « L’apparition de l’une de ces variantes chez un personnel n’implique pas automatiquement la fermeture de la classe ».

Donc si un élève est porteur ou même simplement cas contact, il y a fermeture de classe, mais si c’est un professeur qui a contracté le variant, pas forcément…

Cas contact à risque en ce qui concerne le personnel 

Les enseignants ne sont pas logés à la même enseigne que leurs élèves.

Le personnel travaillant dans les écoles était considéré début février comme contact à risque à partir du moment où trois élèves « de fratries différentes » étaient testés positifs.

Mais avec le changement de protocole, les enseignants ou autre personnels ne seront plus forcément considérés comme cas contact.

Le ministère explique qu’une « étude approfondie des contacts déterminera si les personnels de la classe doivent être également considérés comme contacts à risque, conformément aux prescriptions des autorités sanitaires ». 

Les autres mesures restent en vigueur

Le port du masque de catégorie 1 est toujours obligatoire, la distance à la cantine doit obligatoirement être portée à deux mètres et l’aération des salles de classe doit se faire chaque heure, pendant quelques minutes.

Entre autres choses…

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