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Coronavirus : baignade, climatisation, soleil… 5 infos à connaître avant de partir en vacances

  • La climatisation favorise-t-elle la propagation du virus ?

La question s’est posée dès fin avril après la publication d’une étude chinoise rapportant que dix personnes ayant mangé dans le même restaurant, en Chine, sont tombées malades du Covid-19. Selon les chercheurs, certaines peuvent avoir contracté le virus à cause de la climatisation.

Mais pour les experts, la prudence est de mise : "Le risque n’est pas nul", affirme Francis Allard au Parisien. "Pour le moment, la seule chose scientifiquement avérée par évidence expérimentale, c’est qu’il existe un effet d’aérosol dans la chambre d’un patient malade. Mais il n’a pas été montré que les systèmes d’aération, de ventilation ou d’air conditionné présentaient un danger particulier. Les charges virales sont probablement insuffisantes", explique-t-il à Ouest-France.

Le Syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques l'assure : "A ce jour, il n’y a pas de contre-indication au maintien en fonctionnement des systèmes de renouvellement d’air ou de ventilation. Au contraire, le maintien en fonctionnement des systèmes pendant les épisodes épidémiques contribue à limiter le risque de confinement du virus par l’apport d’air neuf et le renouvellement d’air dans les locaux."

Quid du ventilateur ? Vous êtes seul dans une pièce et vous voulez vous rafraîchir avec ce type d'appareil ? Aucun problème. En revanche, "les ventilateurs et autres brasseurs d'air interne sont vraiment à bannir, dès lors qu'on est à plusieurs dans un open space, une salle de réunion", explique Francis Allard, le spécialiste des aérosols. "Il n'y a pas mieux comme agent propagateur", ajoute-t-il.

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  • Le gel hydroalcoolique peut-il prendre feu dans une voiture au soleil ?

La photo d'une portière brûlée à cause de l'inflammation d'une solution hydroalcoolique a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. Arkema, un groupe chimique français, l'a même utilisée pour prévenir de potentiels risques : "Les solutions hydroalcooliques présentent un autre danger auquel on ne pense pas forcément, lorsqu'on laisse un flacon dans sa voiture : qui dit alcool dit risque de vapeurs inflammables (…) Sous l'effet de la chaleur dans la voiture, les vapeurs se sont enflammés".

Bonjour @CheckNewsfr. Savez vous si ce document est vrai ? pic.twitter.com/8AJ7STjdye

— El manouch (@MV5986) May 18, 2020

Si la photo a bien été authentifiée, dans les faits, les risques d'inflammation des gels hydroalcoolique sont très faibles. En effet, les fiches techniques de diverses solutions indiquent des températures d'auto-inflammation variant entre 400 et 450°C. La chaleur dans une voiture en plein soleil n'est donc pas suffisante pour entraîner une catastrophe.

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  • Gel hydroalcoolique et soleil font-ils bon ménage ?

Plusieurs dermatologues français mais aussi espagnols, alertent sur les dangers de l’utilisation de ces gels en plein soleil. "L'alcool ou l'éthanol en soi n'est pas photosensibilisant, ni la glycérine qui se trouve dans ces gels hydroalcoolique. Il n'y a donc pas de risque direct de brûlures en s'exposant au soleil. Mais il ne faut pas oublier que l'alcool est un agent irritant et desséchant qui peut déshydrater la peau. Et les rayons UV du soleil étant eux-mêmes assez agressifs, la peau doit faire face à deux agressions en même temps", explique à BFMTV, le Dr Brigitte Milpied, dermatologue à Bordeaux.
Un risque qui peut-être multiplié quand on sait que ces solutions sont souvent utilisées abusivement. Une fois appliquées, ces dernières laissent une sensation de mains sèches et donc de produit absorbé, évaporé. Une fausse impression qui pousse à en remettre.

Même si la grande majorité des gels vendus présentent une formule classique, d’autres ont une composition à base de parfum ou d’huiles essentielles. Des ingrédients pointés du doigt par les dermatologues car pouvant engendrer des risques d'hyperpigmentation de la peau

Les personnes à la peau sensible, comme les enfants, doivent redoubler de prudence. Plus la peau est fine, plus le risque de développer des irritations est grand. Les spécialistes l’assurent : se laver les mains avec du savon et de l’eau avant de se mettre au soleil ne présente aucun danger.

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  • Existe-t-il un risque à se baigner ?

Le rapport du Haut Conseil de la santé publique ne déconseille pas de se baigner en piscine. Il note même qu'il ne devrait pas y avoir de risque puisque les bassins sont traités avec des agents désinfectants. Ce même rapport confirme qu’il est prouvé que la désinfection par le chlore est "efficace" pour des virus similaires au Covid-19.

Au mois de mai, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) a réalisé des analyses d’échantillons d’eau de mer et de coquillages sur les trois façades maritimes de France métropolitaine et n'a détecté aucune trace du coronavirus. Les eaux et coquillages avaient pourtant été prélevés dans des zones en partie souillées par des rejets de stations d’épuration.

Le risque de contamination ne viendrait donc pas de la baignade mais plutôt du non-respect des gestes barrières. Une étude du conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol parue début mai confirme que, quel que soit l'endroit, "la principale voie de transmission du SRAS-CoV-2 dans les plages, les rivières, les lacs et les piscines passe par les sécrétions respiratoires générées par la toux, les éternuements et le contact de personne à personne". Alors pour éviter d'être contaminé, tâchez de respecter vos distances avec les autres baigneurs.

  • Comment supporter le masque en période de fortes chaleurs ?

Obligatoire dans les lieux clos à partir de la semaine prochaine, le masque est difficile à supporter en période de fortes chaleurs. Tout d'abord, mieux vaut privilégier un masque de couleur claire, ceux de couleur devenant chauds plus rapidement. Côté matière, un masque en coton sera plus "respirable" et confortable que ceux en matières synthétiques.

L'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) recommande de favoriser la respiration par le nez. "Celle-ci génère moins de chaleur et d'humidité qui seront retenues dans le masque. Il ne serait toutefois possible de préserver une respiration nasale que lors d'un effort faible à modéré", est-il précisé. L'IRSST recommande également, tout en gardant votre masque, de vous rafraîchir le cou et le front pour atténuer l'inconfort lié à la chaleur. Enfin, changez votre masque lorsque ce dernier est devenu humide à cause de la respiration et/ou de la chaleur. Par précaution, il est donc préférable d'en avoir plusieurs sur vous lors de vos déplacements.

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Via LaDepeche

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