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Condamnés pour avoir « libéré » des lapines de laboratoire!

Deux militants animalistes ont été condamnés mercredi à Toulouse à deux et trois mois de prison avec sursis pour avoir « libéré » une vingtaine de lapines dans un laboratoire de l’Inra pour dénoncer « l’eugénisme d’Etat« .

« L’Inra (L’institut national de rechercher agronomique devenu Inrae –pour environnement– en 2020 NDLR) c’est le robinet qui fait couler le sang des abattoirs« , a lancé Solveig Halloin, l’un des deux militants du collectif Animal1st poursuivis, qui a écopé de trois mois de prison avec sursis.

Le 21 mai 2017, les prévenus Vincent Aubry et Solveig Halloin, s’étaient introduit avec un groupe d’une douzaine de personnes dans les locaux de l’Inra à Toulouse et s’étaient emparés d’une vingtaine de lapines gestantes.

Une action revendiquée dans les jours suivants auprès de la Dépêche du Midi, puis dans une vidéo diffusée dans un reportage de France 3.

Cette vidéo a permis aux enquêteurs de la gendarmerie de retrouver les deux mis en cause et de les poursuivre pour vol aggravé en réunion, Solveig Halloin étant également poursuivie pour « dégradation » après avoir projeté de la peinture rouge sur le panneau de l’Inra.

L’avocate de l’Inra, Me Cosima Ouhioun a assuré que l’organisme public de recherche qui est sous la double tutelle des ministères de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche appliquait « la Charte éthique en matière de protection du bien être animal« .

Une étude sur « les troubles digestifs des lapereaux »

Selon l’avocate, ces activistes sont « dans l’ignorance totale de ce qu’étaient les recherches » soulignant que ces lapines étaient destinées « à l’étude des troubles digestifs des lapereaux en élevage« .

Les antispécistes ont également été condamnés solidairement à verser 3.000 euros notamment pour dédommager l’Inra de la perte des animaux et de la réfection de la clôture comme l’avait demandé l’avocate.

En marge du procès, une vingtaine de membres de ce collectif ont présenté des photos choquantes devant le palais de justice montrant notamment une vache avec un hublot sur un compartiment gastrique accompagné de la mention « Inrae fournisseur officiel de victime financé par l’Etat« , ou encore une image comparant la recherche de l’Inrae à la politique d’eugénisme sous le régime nazi.

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