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Chevaux mutilĂ©s et tuĂ©s dans toute la France : les propriĂ©taires s’organisent sur Facebook

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l’essentiel
Suite aux violentes attaques et aux mutilations de nombreux chevaux partout en France, les propriĂ©taires d’Ă©quidĂ©s, inquiets, ont dĂ©cidĂ© de s’entraider grĂące Ă  un groupe Facebook.

Depuis quelques mois, des chevaux sont retrouvĂ©s mutilĂ©s un peu partout en France. En VendĂ©e, dans le Jura, dans la Somme, en Normandie et mĂȘme dans le Sud Ouest, ces attaques se sont dĂ©roulĂ©es aux quatre coins de l’hexagone, sans lien apparent entre elles.

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ƒil arrachĂ©, organes sexuels sectionnĂ©s, oreilles coupĂ©es, les scĂšnes sont dignes de films d’horreur. Au total, on dĂ©nombre une vingtaine d’affaires, rĂ©pertoriĂ©es par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes Ă  l’environnement et Ă  la santĂ© publique (Oclaesp) de Pontoise.

Face Ă  ces violentes attaques, de nombreux propriĂ©taires et professionnels ont dĂ©cidĂ© de s’organiser sur un groupe Facebook. Pauline Sarrazin, propriĂ©taire d’une jument tuĂ©e prĂšs de Dieppe, est Ă  l’origine du groupe sobrement intitulĂ© « Justice pour nos chevaux ». 

Un criminel avec une formation médicale ?

Dans une enquĂȘte menĂ©e par 20 minutes, Pauline Sarrasin dĂ©taille les objectifs de ce groupe privĂ© qui « vise Ă  regrouper les propriĂ©taires victimes et inviter le milieu Ă©quin Ă  la vigilance. » Ce dernier est dĂ©jĂ  suivi par plus de 6500 followers. « L’objectif, c’est que les personnes qui ont perdu un cheval ou un Ăąne dans des circonstances similaires puissent entrer en contact. Il faut coincer ceux qui assassinent nos chevaux », explique la jeune femme de 23 ans. 

Lorsque sa jument Lady a Ă©tĂ© tuĂ©e en juin dernier, la police a d’abord retenu la thĂšse de la mort naturelle. Son oreille droite et son museau avaient Ă©tĂ© sectionnĂ©s, et son Ɠil tranchĂ©. « Des propriĂ©taires ont pu penser que leur animal Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© de mort naturelle, et qu’il avait ensuite Ă©tĂ© dĂ©voré par des corbeaux », expose-t-elle. Le groupe permettra alors de comparer leurs tĂ©moignages Ă  ceux d’autres victimes. Pour Pauline, il y a beaucoup plus d’affaires que ce que l’on ne pense.

À l’heure actuelle, la police explore plusieurs pistes. Un challenge macabre sur internet, un rituel satanique, un individu en solitaire… Selon Pauline, la dĂ©coupe des organes Ă©tait « chirurgicale ». Elle soupçonne donc quelqu’un connaissant les animaux. La police explore Ă©galement des pistes europĂ©ennes, des faits similaires Ă©tant survenus ces 20 derniĂšres annĂ©es en Allemagne, au Royaume-Uni ou encore en Belgique.

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Source

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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