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La station de la noix attend le ministre de l’Agriculture à Creysse, demain matin

Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie visitait vendredi dernier le marché de Rungis dans le Val-de-Marne, d’où il a lancé un appel à consommer français. Une semaine plus tard, le changement de décor est total, puisque son déplacement s’effectuera dans la campagne lotoise, au plus près des agriculteurs.
Ce vendredi, dès 7 heures du matin, Julien Denormandie ira tout d’abord à la rencontre du bureau de la chambre d’agriculture à Floirac. Une séance de discussion à laquelle participera le président de la chambre, Christophe Canal, qui souhaite aborder différents thèmes avec le ministre comme : la question de l’irrigation, la loi EGalim ou encore la problématique de la filière ovine. D’ailleurs, Julien Denormandie pourra prendre la pleine mesure de la situation en se rendant en suivant, au GAEC Goudoubert père et fils, éleveurs ovins à Floirac.

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Puis vers 9 h 30, le ministre de l’Agriculture a rendez-vous à la station expérimentale nucicole à Creysse. Pour Serge Gay qui intervient en mission d’appui sur cette station de la noix : « Cette visite ministérielle est une opportunité pour présenter l’engagement de cette filière de la noix, qui malgré la concurrence du Chili et des Etats-Unis et les répercussions sur le marché économique, parvient à maintenir cette culture traditionnelle presque patrimoniale tout en se tournant vers l’avenir grâce à la recherche sur les nouvelles variétés et la génétique, en lien avec l’INRA. »

Sur 30 hectares, la station expérimentale de Creysse travaille sur des innovations orientées vers le développement durable pour pérenniser et développer la filière nucicole.

La station expérimentale de la noix qui a été créée en 1987, à l’initiative des professionnels locaux, a lancé de nombreuses initiatives pour lutter contre les maladies et les parasites du noyer et de son fruit, et notamment contre la mouche du brou. Elle opère aussi en lien avec des universités.
« Nous œuvrons en faveur de la limitation des traitements et des insecticides, afin de trouver des solutions biologiques qui respectent la biodiversité », souligne Serge Gay pour qui la production nucicole a un bel avenir. « La noix apporte un revenu intéressant. De jeunes producteurs ont repris le flambeau de leurs aînés. Sur le plan économique, cette culture représente l’équivalent du chiffre d’affaires du fromage Rocamadour et la moitié de celui des ovins », souligne le conseiller technique de la station expérimentale de Creysse. Un site qui souhaite attirer les projecteurs sur son travail et l’intérêt qu’il représente. Car si la station s’est toujours autofinancée, elle traverse désormais quelques difficultés.
Tous espèrent que leur démarche sera prise en compte par Julien Denormandie, même s’il s’agira d’une visite au pas de course. Ils imaginent des propositions du ministre pour consolider cette structure notamment grâce à une convention plus solide qui pourrait se nouer avec l’INRA, et une valorisation de cette filière qui peut s’enorgueillir d’une AOP Noix du Perigord.

La noix en chiffres

La production sur ce bassin géographique se partage entre la Dordogne (60 %), le Lot (30 %) et la Corrèze (10 %). L’appellation d’origine protégée concerne 188 communes du Lot.
Près de 20 000 tonnes sont produites dans le Sud-Ouest. Avec 70 % de la production de noix française exportée.

Via LaDepeche

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