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Antoine de Caunes : « Le cyclisme, le sport le plus populaire qui soit « 

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l’essentiel
Jeunesse éternelle et vivacité intacte. Antoine de Caunes, animateur historique de Nulle part ailleurs, mène sa vie sans plan de carrière. De Chorus à la Gaule d’Antoine, il a toujours choisi des chemins différents, sans jamais perdre sa passion pour le cyclisme. « Le Tour de France, c’est une culture ».

Quel est votre rapport au Tour de France ?

C’est un rapport à l’enfance. C’est le souvenir d’étapes du tour, avec mon père (Georges de Caunes) à cheval sur une moto en train de commenter. Ce sont aussi de vagues images en noir et blanc, avec des trucs un peu héroïques. Par ricochet, je jouais au Tour de France sur la plage, avec les tracés dans le sable et les petits coureurs. Très longtemps après, je me suis réintéressé non pas au Tour de France mais au vélo.

Vous êtes toujours un spectateur assidu ?

Non, et pour une raison pratique. J’ai épousé une grecque (Daphné Roulier) qui m’entraîne dans son pays d’origine tous les étés, et j’ai donc beaucoup de mal à voir les étapes du Tour. Cela aurait pu être plus simple cet été mais mon émission (1) se déroule pile au moment de l’arrivée de l’étape. Je regarde évidemment plutôt les étapes de montagne que les étapes de plaine. À ma grande époque, je pouvais me cogner toutes les étapes en intégralité, y compris le contre-la-montre individuel !

C’était quand votre grande époque ?

C’était avant mon mariage… On parle bien sûr du cyclisme, sinon cela va être mal interprété (rires) ! Plus sérieusement, j’ai toujours eu une grande passion pour le cyclisme. Je suis très admiratif des coureurs, comme je suis très admiratif des boxeurs. Il faut un tel courage ! Il y a peu de sports qui déclenchent chez moi autant d’émotions. Ces gens-là réalisent des prouesses hors norme. Les gens qui ne sont jamais montés sur un vélo ne peuvent pas comprendre à quel point c’est passionnant. La course, ce n’est pas juste celui qui essaie d’aller plus vite que les autres, c’est la stratégie de l’équipe, le travail de préparation. Au-delà de ça, il y a l’épopée au sens littéral du terme.

Le vélo, c’est le secret de votre silhouette de jeune homme ?

Le vélo, c’est comme Drucker, j’en parle plus que je n’en fais ! En fait, je suis raisonnable de nature et je ne suis pas obsédé par ma silhouette ! J’ai une bonne hygiène de vie et un tempérament assez frugal. Je fais encore un peu de vélo, mais pas à haute dose comme à l’époque où je faisais 250 bornes par semaine. J’ai arrêté avec la naissance d’un nouvel enfant.

Le vélo est très chronophage, les enfants aussi… En plus, le fait d’habiter Paris transforme votre sortie vélo en usine à gaz. Je suis passé à la boxe anglaise il y a trois ans. J’y trouve un vrai plaisir car c’est un art de l’esquive, c’est une danse. L’idée c’est d’éviter de prendre des pains avant de croire que l’on peut en distribuer soi-même. L’entraînement de la boxe est fantastique.

Des élus écologistes viennent de déclarer que le Tour était ringard, cela vous inspire quoi ?

Très sincèrement, la bêtise me surprend de moins en moins. C’est le sport le plus populaire qui soit. On a accès aux coureurs, aux villages d’étape ; on peut être au plus près de la course dans les étapes de montagne… C’est un moment de communion extraordinaire, c’est un spectacle gratuit et c’est une culture.

Ce qu’il faudrait réformer dans le Tour, au-delà des histoires de dopage, c’est en fait le monde qui se déplace autour. Il serait bon de réduire la caravane et de revenir à une course sans oreillettes, avec pourquoi pas des équipes nationales. Vous voyez, je suis un mec moderne (rires) !

De Chorus à La Gaule d’Antoine (2), quel est le fil rouge de votre activité TV ?

C’est l’absence de plan de carrière. On a fait chorus parce qu’il n’y avait aucune place pour le rock à la télé, qui est pourtant un phénomène culturel majeur. Il n’y en avait que pour les Carpentier et pour la variété de l’époque qui était un peu éprouvante pour des oreilles sensibles. Quant à la Gaule d’Antoine, c’est peut-être un vaniteux de dire cela, mais je pense que ça ne ressemble à rien d’autre non plus.

La Gaule d’Antoine, c’est une sorte d’anti catalogue d’office de tourisme ?

Oui, en fait c’est un antiportrait ou un portrait en creux de la France que j’aime, de la France habitée par des gens qui pensent un peu autrement, qui sont hors des clous. Je trouve que l’énergie qui se dégage de cela est très rassurante. La France bouge, pas forcément ou on l’attend. J’aime beaucoup l’idée d’une télévision qui se déplace pour voir les gens chez eux.

Êtes-vous vraiment un déconneur ?

Je suis en fait assez sérieux. J’aime bien organiser ma déconne mais je suis parfois un peu mélancolique. Je n’arrive pas à prendre grand-chose au sérieux et c’est ce qui me sauve. Il ne s’agit pas d’être enfantin et puéril, mais je pense que l’enfance est au centre de tout. L’émerveillement, l’enthousiasme et la candeur sont pour moi la clé. C’est ce qu’il y a dans les dessins de Sempé.

Popopop sur France Inter, du lundi au vendredi à 16 heures La Gaule d’Antoine, tous les mois sur Canal +

 

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