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«Anomalie» : échec du lanceur européen Vega qui devait mettre en orbite deux satellites

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La mission du lanceur européen Vega, qui devait mettre en orbite deux satellites (dont celui de la mission française Taranis), a échoué quelques minutes seulement après un décollage réussi depuis le centre spatial de Kourou, en Guyane française.

Dans la nuit du 16 au 17 novembre, le lanceur Vega (Vecteur européen de génération avancée) de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui devait mettre en orbite deux satellites – dont celui de la mission française Taranis – a dévié de sa trajectoire peu après son décollage.

C’est la deuxième fois en deux ans que le lanceur européen Vega essuie un échec, après une défaillance à l’été 2019 qui avait conduit à détruire le lanceur, par précaution.

La fusée a rencontré une «anomalie» dans sa trajectoire, selon le PDG d’Arianespace

Les équipes chargées du suivi des opérations, citées par l’AFP, ont expliqué que huit minutes après un décollage réussi le 16 novembre à 22h52 depuis le centre spatial de Kourou, en Guyane française (le 17 novembre à 2h52 heure de Paris), la trajectoire de la fusée s’est «dégradée».

La vitesse n’était plus nominale

Stéphane Israël, le PDG d’Arianespace, société qui opère et commercialise les lancements des fusées Ariane et Vega, a fait savoir que la fusée a rencontré une «anomalie» dans sa trajectoire et que «la mission [était] perdue». «La vitesse n’était plus nominale», a précisé Stéphane Israël, qui a confirmé une «déviation de la trajectoire».

«Les analyses des données de la télémesure sont en cours pour préciser les raisons de cet échec», a annoncé de son côté le groupe Arianespace. Une conférence de presse prévue le 17 novembre à 14h pourrait donner de premiers éclaircissements.

«Une année 2020 difficile» pour Arianespace

Le lanceur européen embarquait à bord deux satellites qu’il devait placer en orbite polaire, soit à 700 kilomètres d’altitude, au cours d’une mission d’une durée programmée pour 1 heure et 42 minutes. 

SEOSAT-Ingenio (750 kg) était le premier satellite d’observation de la Terre pour le compte de l’Espagne et de l’ESA. Mission phare du plan stratégique de Madrid pour l’espace, SEOSAT-Ingenio était un satellite d’imagerie optique à haute résolution, qui devait alimenter des applications de cartographie, d’affectation des terres, de surveillance environnementale et de gestion des risques.

Cet échec de Vega nous rappelle une fois encore que nous faisons un métier très difficile, où la frontière entre le succès et l’échec est extrêmement ténue

Le lanceur Vega transportait également Taranis – du nom du Dieu du ciel et de l’orage dans la mythologie celtique gauloise – le premier satellite scientifique conçu pour observer la face cachée des orages, des phénomènes électromagnétiques mystérieux survenant à des altitudes comprises entre 20 et 100 km au-dessus de la Terre, et découverts il y a seulement une trentaine d’années.

La mission française Taranis avait été développée en coopération avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et le centre national de la recherche scientifique (CNRS) pour le compte du centre national des études spatiales (CNES) français. Son coût a été évalué à 110 millions d’euros.

«Cet échec de Vega nous rappelle une fois encore que nous faisons un métier très difficile, où la frontière entre le succès et l’échec est extrêmement ténue. Les équipes vont immédiatement se remettre au travail pour analyser, comprendre et corriger les causes de cette défaillance afin de repartir en vol dans les meilleurs délais», a déclaré le président du CNES, Jean-Yves Le Gall, cité par Le Point.

Il s’agissait de la deuxième mission de l’année pour Vega, qui a connu «une année 2020 difficile» (2 lancements contre 4 prévus), avait expliqué le 16 novembre à l’AFP Mario Fragnito, directeur de Vega au comité exécutif d’Arianespace, en référence à la pandémie de Covid-19 et à des météos particulièrement défavorables en Guyane qui ont obligé de reporter à maintes reprises le premier vol.

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Source

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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