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Angleterre : affrontements entre la police et des manifestants anti-confinement

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Alors que l’Angleterre vient de se reconfiner, des manifestations visant à contester le retour de ces restrictions des libertés ont eu lieu à Londres, Manchester et Liverpool. Des échauffourées avec la police y ont éclaté.

Le 5 novembre, lors de la première soirée d’un confinement prévu jusqu’au 2 décembre, des manifestants opposés au retour des mesures anti-Covid se sont réunis dans les rues de Londres, Manchester et Liverpool. 

Comme en France, le confinement anglais n’autorise la sortie du domicile que pour des raisons essentielles telles que le travail, l’éducation, les achats ou les soins médicaux. Les rassemblements de plus de deux personnes provenant de ménages différents − à l’extérieur comme à l’intérieur − sont interdits, à quelques exceptions près.

A Londres, les Anonymous contre le confinement 

A Londres, plusieurs centaines de personnes portant des masques de Guy Fawkes ont tenté de se rassembler à Trafalgar Square pour la marche annuelle du Million de masques («Million mask march», aussi connue sous le nom d’Opération Vendetta) en violation des règles du confinement. Cette marche anticapitaliste est organisée chaque année par le groupe hacktiviste Anonymous depuis 2013 et dénonce les multinationales, la corruption, la brutalité policière et le racisme systémique. Cette année, ses rangs ont été renforcés par des opposants au confinement visant à lutter contre la propagation du Covid-19.

Les manifestants ont été accueillis par un imposant cordon de police. Plusieurs d’entre eux ont été interpellés à la suite d’échauffourées. Après avoir été repoussée de Trafalgar Square, la manifestation a continué sur Oxford street, toute proche.

Tout en annonçant avoir procédé à plus de 100 arrestations, la Metropolitan Police de Londres a affirmé sur Twitter que sa priorité était d’assurer la sécurité des Londoniens : «Des foules de personnes ont choisi d’ignorer les nouvelles réglementations, de se comporter de manière irresponsable et de se réunir de manière dangereuse.»

A Manchester, la grogne des étudiants 

Des étudiants de l’Université de Manchester se sont attaqués aux barrières métalliques installées dès le premier jour du reconfinement − une décision pour laquelle les instances dirigeantes de l’université auraient présenté leurs excuses. De nombreux étudiants sont déjà isolés depuis des semaines, la plupart des cours étant proposés en ligne malgré des frais de scolarité annuels de 9 000 £ (environ 10 000 €).

Sur ces images filmées le 5 novembre, des étudiants se réjouissent de la chute des barrières clôturant la résidence universitaire de Fallowfield. 

A Liverpool, des manifestants contre le «contrôle par la peur»

A Liverpool, plusieurs centaines de manifestants anti-confinement se sont réunis devant le Saint George’s Hall vers 18h30 heure locale, selon le Liverpool Echo. L’événement s’est soldé par trois arrestations et 13 amendes. 

Des panneaux portant le slogan «Danger − Vous êtes conditionnés à voir votre liberté comme de l’égoïsme!» étaient visibles dans la foule. 

Un manifestant interrogé par Ruptly s’est dit «inquiet pour [ses] enfants». Selon lui, la situation est comparable au passage à l’an 2000, lorsqu’«ils ont fait peur au monde entier pendant six mois […] La peur est un excellent moyen de contrôle».

Les manifestations anti-confinement se multiplient à travers l’Europe. Ces derniers jours, elles ont eu lieu à Paris et Toulouse, ainsi qu’à Florence, Milan, Rome, Madrid, ou encore Barcelone.



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Source

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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