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Affaire Élisa Pilarski : les résultats ADN de 67 chiens testés attendus dans les prochains jours

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Elisa Pilarski avait été retrouvée morte en novembre 2019 mordue par des chiens dans une forêt de l’Aisne. Depuis, l’enquête pour déterminer de quels chiens il s’agissait tâtonne

Ce sera peut-être le dénouement après des mois d’attente. Les résultats des prélèvements ADN, opérés sur les 67 chiens qui sont suspectés d’avoir mordu et tué Élisa Pilarski, 29 ans et enceinte de six mois en novembre 2019, vont être révélés d’ici quelques jours affirme le Journal du dimanche (JDD) dans son édition du 16 août. Il s’agira de savoir si l’un des canidés est à l’origine de la mort de la jeune femme.

Cette affaire cristallise les débats entre les pro et anti chasse. En effet, le 16 novembre 2019, tandis qu’Elisa Pilarski promenait le chien de son compagnon Curtis, une chasse à courre était organisée dans la même forêt. Retrouvée morte plus tard, l’autopsie de la femme de 29 ans avait conclu en fin d’année dernière que le décès était dû à « des morsures d’un ou plusieurs chiens ». Les cinq chiens appartenant à Élisa et à son compagnon sont soupçonnés, mais le jour du drame, seul Curtis, gros American Staffordshire Terrier, était couvert de sang.

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Toutefois, les 62 chiens qui participaient à la battue, sont également soupçonnés. Pourtant dans le Journal du Dimanche, Maître Guillaume Demarcq, l’avocat du maître d’équipage qui organisait cette chasse, affirme que l’heure du décès de la jeune femme ne correspondrait pas avec celle du passage de la meute, une heure plus tard.

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Selon le tabloïd, les tests ADN devraient tomber dans les prochains jours, d’ici la fin du mois d’août. Mais ce même avocat se montre sceptique quant à leurs conclusions : « Les résultats vont prouver qu’il y a eu contact entre tel et tel chien et Elisa Pilarski, mais ça ne nous dira pas si c’est ante ou post mortem ». La juge d’instruction a également demandé une étude comportementale en ce qui concerne les chiens : celle-ci devrait être versée au dossier dans les prochaines semaines.

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Surtout, d’autres inconnues persisteront, notamment une que relève le JDD : le patron des gendarmes de l’Aisne qui était sur place pour les premières constatations, participait à cette chasse… 


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