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A Nice, Jean Castex rend hommage aux victimes d’un «ennemi identifié» : «l’islamisme radical»

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Portant «les condoléances de la nation tout entière», le Premier ministre Jean Castex a rendu hommage le 7 novembre aux victimes de l’attaque au couteau perpétrée le 29 octobre dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice. Le chef du gouvernement a exprimé sa «compassion», mais aussi son «indignation» face à un ennemi identifié : «l’islamisme radical». 

«C’est la France qui à chaque fois est visée et est la cible du terrorisme, mais Nice aura payé un lourd tribut», a déclaré le Premier ministre, évoquant cet attentat et celui qui avait fait 86 morts sur la promenade des Anglais, le 14 juillet 2016. 

«Le 29 octobre, un terroriste a volé trois vies au cœur même d’une église», s’est ému Jean Castex en évoquant une «profanation». «Aucune célébration religieuse n’est une offense dans une République laïque qui respecte la religion pour ce qu’elle est : l’expression d’une conviction intime», a insisté le Premier ministre.

Le terrorisme s’en prend à ce que nous sommes, à ce qui fait notre identité […] L’ennemi, nous le connaissons ; non seulement il est identifié, mais il a un nom : c’est l’islamisme radical

«Le terrorisme s’en prend à ce que nous sommes, à ce qui fait notre identité, à notre liberté, à notre culture et enfin à nos vies. L’ennemi, nous le connaissons ; non seulement il est identifié, mais il a un nom : c’est l’islamisme radical», a encore déclaré le chef du gouvernement qui a remis aux victimes à titre posthume la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme.

La cérémonie s’est déroulée en présence de trois autres membres du gouvernement, de l’ancien président Nicolas Sarkozy ou encore du président Les Républicains (LR) du Sénat, Gérard Larcher. Peu avant 10h30, sous un grand soleil, la Marseillaise a résonné sur la Colline du château, un parc qui domine la ville et sa baie méditerranéenne, symbole fort de résistance à Nice.

La meilleure amie et le mari de la première victime de l’attaque, Nadine Devillers, 60 ans, ont apporté son portrait, une photo de son mariage. Ensuite, celui de Vincent Loquès, le sacristain de la basilique tué la veille de ses 55 ans, a été porté devant l’assistance recueillie. Trônait enfin le portrait de la troisième victime, la Franco-brésilienne Simone Barreto Silva, 44 ans, mère de trois enfants, sur la mélodie entraînante d’une chanson de Gilberto Gil. 

Après que la flamme de la foi a été allumée, la comédienne Muriel Mayette-Holtz, directrice du Théâtre national de Nice, s’est avancée pour lire un texte de l’écrivain Romain Gary avant une prise de parole du maire de Nice, Christian Estrosi.

«Entrer en résistance»

«Tous les trois ensemble, vous êtes toute la diversité, toute l’humanité du peuple de Nice», a déclaré l’élu LR, visiblement ému, dénonçant une «guerre contre tout ce que nous sommes» et exigeant d’«entrer en résistance».

Les évêques de France ont quant à eux appelé au «respect et à la fraternité» dans un communiqué diffusé le même jour, tandis que le «collectif des imams de la paix» a appelé «la communauté musulmane à faire preuve de compassion et de solidarité envers nos sœurs et frères chrétiens».

Trois coups de canon ont été symboliquement tirés à la fin de la cérémonie, après l’allocution du Premier ministre. Alors que l’orchestre jouait ensuite What a Wonderful World de Louis Armstrong, la famille de Simone Barreto Silva est partie la première, l’une de ses filles titubant de chagrin, soutenue avant d’être prise dans ses bras par le mari de Nadine Devillers.

A l’issue de cet hommage, Jean Castex s’est entretenu avec les familles des victimes. Il a ensuite décoré au nom du président de la République les sept policiers municipaux intervenus pour arrêter l’assaillant, saluant «leur courage et leur sang-froid exemplaires». Ils sont intervenus «à ce moment où rien n’indiquait que le terroriste était seul et n’avait pas de complice dans la basilique», a-t-il rappelé. 

Le 29 octobre à 8h30, Brahim Aouissaoui, un homme de 21 ans de nationalité tunisienne arrivé à Nice l’avant-veille, avait attaqué au couteau les trois fidèles présents dans la basilique. Depuis le début de l’enquête sur l’attaque, outre l’assaillant, 11 personnes ont été placées en garde à vue et toutes ont été relâchées. Connu en Tunisie pour des faits de violence et de drogue, Brahim Aouissaoui s’était tourné vers la religion depuis deux ans et s’était isolé. Hospitalisé à Nice sans pouvoir être interrogé, il a été transféré vendredi en avion vers Paris où le parquet national antiterroriste conduit l’enquête pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste».

 



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Source

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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