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50 ans aprÚs sa mort, le général de Gaulle salué par le monde politique

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Le 9 novembre 1970, le gĂ©nĂ©ral de Gaulle s’Ă©teignait Ă  l’Ăąge de 79 ans. Les commĂ©morations des 50 ans de sa mort se sont dĂ©roulĂ©es sobrement en raison du coronavirus, entre cĂ©rĂ©monies intimistes et hommages sur les rĂ©seaux sociaux.

«Française, Français, le gĂ©nĂ©ral de Gaulle est mort. La France est veuve». C’est par ces mots teintĂ©s d’Ă©motion que le PrĂ©sident Georges Pompidou annonça la mort du gĂ©nĂ©ral de Gaulle, le 10 novembre 1970. Le hĂ©ros de la rĂ©sistance, symbole d’une France indĂ©pendante, s’Ă©tait Ă©teint la veille, victime d’une rupture d’anĂ©vrisme, dans sa rĂ©sidence de La Boisserie Ă  Colombey-les-Deux-Eglises.

AgĂ© de 79 ans, Ă©croulĂ© sur sa table de bridge, le gĂ©nĂ©ral laissait derriĂšre lui un hĂ©ritage qui n’en finit pas d’ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ© autant dans le monde politique que dans le cƓur des français. A l’occasion du cinquantiĂšme anniversaire de sa mort, alors que la France, confinĂ©e par la pandĂ©mie du Covid-19 et meurtrie par une vague d’attentats terroristes semble plus que jamais confrontĂ©e Ă  une crise sans prĂ©cĂ©dent, le monde politique rend hommage Ă  ce symbole de la rĂ©sistance.

Des hommages confinés pour le 50Úme anniversaire

A commencer par le président de la République, Emmanuel Macron, qui dépeint un général de Gaulle «engagé pour la France dans les moments de douleurs comme dans ceux de gloires».

L’actuel chef de l’Etat, accompagnĂ© de son Ă©pouse, Brigitte, s’est rendu Ă  la rĂ©sidence oĂč le gĂ©nĂ©ral aimait se reposer et oĂč il vĂ©cut jusqu’à sa mort, avant de se rendre sur sa tombe et de prĂ©sider une cĂ©rĂ©monie militaire au pied de l’immense croix de Lorraine, symbole de la RĂ©sistance, Ă©rigĂ©e tout prĂšs. Le cinquantenaire de la mort du gĂ©nĂ©ral a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ© sobrement, en raison de la pandĂ©mie de Covid-19, sans public, en prĂ©sence seulement d’une trentaine de personnes, dont des membres de la famille de Gaulle.

Pour l’ElysĂ©e, Charles de Gaulle «incarne avec force et vigueur l’esprit de la nation française : il a rĂ©ussi Ă  rassembler les Français pour qu’ils fassent preuve de rĂ©silience et de volontĂ© face aux Ă©preuves». Autant de valeurs auxquelles fait appel, dans ses discours, Emmanuel Macron face aux «épreuves» que sont l’épidĂ©mie de Covid-19 et les attaques terroristes des derniĂšres semaines.

Un hommage solennel a Ă©galement eu lieu Ă  l’AssemblĂ©e nationale oĂč les parlementaires ont observĂ© une minute de silence. Le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e, Richard Ferrand, a saluĂ© le «chef de la France libre et [le] fondateur de la VĂšme RĂ©publique».

Le prĂ©sident du parti Les rĂ©publicains, Christian Jacob, a lui aussi tenu Ă  faire un parallĂšle entre les temps difficiles traversĂ©s par les Français et l’Ɠuvre du gĂ©nĂ©ral. «En cette pĂ©riode de crise, souvenons-nous de ses mots et de son courage», a dĂ©clarĂ© l’ancien ministre de Jacques Chirac. 

La prĂ©sidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, voit dans cette journĂ©e hommage le symbole d’un «pays [qui] recĂšle des hommes et des femmes prĂȘts Ă  reprendre l’offensive et Ă  lui redonner sa grandeur». Avant de dresser, elle aussi, un parallĂšle avec la situation actuelle de la France : «Cette crise sanitaire et sa calamiteuse gestion sonnent l’alarme, celle du dĂ©clin et, si rien n’est fait, de la dĂ©chĂ©ance. Plus que jamais, le message comme l’hĂ©ritage du gĂ©nĂ©ral de Gaulle doivent nous inspirer.»

«[Le] grand combat [du gĂ©nĂ©ral de Gaulle] est plus que jamais d’actualitĂ© : que la France reste la France», a quant Ă  lui observĂ© le dĂ©putĂ© Les rĂ©publicains, Eric Ciotti.

«Tous ceux qui acceptent l’UE n’ont donc aucune lĂ©gitimitĂ© Ă  cĂ©lĂ©brer le gĂ©nĂ©ral de Gaulle», a pour sa part dĂ©noncĂ© le souverainiste et gaulliste, prĂ©sident des Patriotes, Florian Philippot.

Le député Les républicains, Julien Aubert, a bravé le confinement pour saluer le général de Gaulle, devant sa statue : «Un chant de la Marseillaise à 3 voix aura retenti sur les Champs-Elysées ce lundi 9 novembre 2020, confinement ou pas.»

Le prĂ©sident de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, s’est aussi rendu Ă  Colombey-les-Deux-Eglises pour son pĂšlerinage annuel. Pour le dĂ©putĂ© souverainiste, il s’agit d’«un appel Ă  la rĂ©sistance» dans une pĂ©riode qu’il juge «pĂ©tiniste».

De son cÎte, le président de République souveraine et ancien conseiller de Jean-Luc Mélenchon, George Kuzmanovic, voit en le général de Gaulle, le «dernier grand dirigeant» de la France.

Plus enthousiaste sur les temps prĂ©sents, la ministre des ArmĂ©es, Florence Parly estime que «50 ans aprĂšs sa disparition, nos armĂ©es continuent Ă  honorer l’idĂ©e que le gĂ©nĂ©ral se faisait de la France». La ministre a saluĂ© «le courage, le refus de se soumettre, l’humanité» du gĂ©nĂ©ral.

Cinquante ans aprĂšs sa mort, Charles de Gaulle reste une figure d’une richesse inĂ©puisable : une vingtaine de livres lui ont Ă©tĂ© consacrĂ©s depuis la rentrĂ©e et la tĂ©lĂ©vision multiplie les Ă©missions, dont l’ambitieuse sĂ©rie «De Gaulle, l’Ă©clat et le secret», diffusĂ©e actuellement par France 3.



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Source

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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