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400 violations de la minute de silence pour Samuel Paty dans les écoles, selon Blanquer


L’Education nationale a recensé «400 violations» de la minute de silence organisée le 2 novembre en hommage au professeur assassiné Samuel Paty, selon Jean-Michel Blanquer. Le ministre a affirmé que chaque incident faisait l’objet de poursuites.

Le 6 novembre, le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé sur RTL que l’Education nationale avait recensé «400 violations» lors de la minute de silence organisée le 2 novembre en hommage à Samuel Paty, le professeur décapité par un terroriste islamiste. Jean-Michel Blanquer a affirmé que chaque incident [faisait] l’objet de «poursuites».

Il y a eu environ 400 violations de la minute de silence, dans des formes parfois légères, parfois lourdes

«Il y a eu environ 400 violations de la minute de silence, dans des formes parfois légères, parfois lourdes», a-t-il détaillé sur la station de radio. «Bien entendu, chacune de ces violations est suivie de poursuites disciplinaires. Parfois même, il y a eu des poursuites pénales dans certains cas.» Ces cas les plus graves s’élèvent à «une dizaine environ», a détaillé le ministre, et peuvent relever de «l’apologie du terrorisme».

«Aucun incident ne reste sans suite», a-t-il par ailleurs assuré, sans pour autant privilégier l’exclusion des élèves : «L’exclusion, c’est jamais une grande réussite en soi, ce qui est plutôt intéressant, c’est de parler avec les familles, de comprendre ce qui se passe, et d’aller voir plus loin avec les administrations sociales, et la police et la justice quand il y a lieu», a estimé Jean-Michel Blanquer.

Dans «l’affaire Paty», où l’enseignant avait été pris pour cible par un parent d’élève sur les réseaux sociaux, «on voit bien que c’est le milieu familial qui a été terrible», a-t-il jugé. Et de marteler qu’il faut «tirer les leçons et être très attentif à là où en sont [les] élèves en termes de mauvaises influences qui s’exercent sur eux.»

Le ministre a également répété que l’enseignement de l’éducation morale et civique devait être prochainement renforcé «pour que les enjeux de la liberté d’expression soient bien explicités».


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