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142 310 personnes victimes de violences conjugales en 2019, dont 88% de femmes


Le taux de violences conjugales, tous sexes confondus, a grimpé de 16% par rapport à 2018 pour atteindre 142 310 cas. Parmi ces faits, 4 400 concernent des viols et agressions sexuelles.

Les violences conjugales ont connu une explosion en 2019. Les services de police et de gendarmerie ont enregistré une hausse de 16% par rapport à 2018. Au total, en un an, 142 310 personnes en ont été victimes, tous sexes confondus, a annoncé le 16 novembre le service statistiques du ministère de l’Intérieur. Parmi ces violences, 3% concernent des plaintes pour viol ou agression sexuelle, lesquelles ont été déposées à 98% par des femmes (4 320 sur 4 400).

Parmi les victimes, 88% sont des femmes, soit 125 840, une proportion stable par rapport à 2018, selon ces chiffres du ministère, qui ne comptabilisent pas les homicides. En 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit 25 de plus que l’année précédente, selon les derniers chiffres officiels publiés en août.

Les plus forts taux de violences conjugales se retrouvent dans le Doubs (comme en 2018) suivi par la Côte-d’Or, les Côtes-d’Armor et la Seine-Saint-Denis. La Corse et la Creuse enregistrent en revanche les taux les plus faibles.

Selon les enquêtes de victimation Cadre de vie et sécurité, réalisées par l’Insee pour compléter les données brutes des plaintes enregistrées, 295 000 personnes, dont 213 000 femmes, déclarent en moyenne avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint entre 2011 et 2018.

Outrages sexistes 

Enfin, dans une seconde étude, le ministère de l’Intérieur indique que 1 746 infractions d’outrages sexistes ont été enregistrées en France par les forces de sécurité, depuis deux ans. Dans le détail, 1 004 infractions ont été constatées entre le 1er août 2019 et le 31 juillet 2020, contre 742 sur la même période un an plus tôt.

65% de ces infractions concernent des «outrages sexistes portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante imposée à une personne», selon l’étude. Les régions les plus concernées sont les Hauts-de-France, l’Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La hausse des violences conjugales traduit, selon le ministère de l’Intérieur, «un possible effet positif du Grenelle des violences conjugales» lancé en septembre 2019, «lequel a pu inciter les victimes à davantage déposer plainte et favoriser un meilleur accueil par les services de sécurité».


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