Maroc

deux responsables d’une maison de retraite poursuivis pour un décès causé par le coronavirus

Le parquet de la région de Madrid a annoncé mardi avoir engagé des poursuites contre deux responsables d’une maison de retraite pour leur rôle dans la mort d’une résidente atteinte de Covid-19, une première dans la capitale.

Les deux femmes, la médecin de l’établissement et la directrice de celui-ci, sont respectivement accusées d’”homicide involontaire par imprudence et déni d’assistance sanitaire”, pour l’une, et de “non-assistance à personne en danger”, pour l’autre, a indiqué le parquet dans un communiqué.

Il s’agit du premier cas de poursuites intentées pour ce motif dans la région de Madrid, et il pourrait même peut-être s’agir d’une première en Espagne.

Les deux responsables “n’ont pas respecté le protocole prévu pour les patients atteints de Covid-19”, provoquant ainsi le décès d’une octogénaire arrivée quelques jours plus tôt dans la maison de retraite, affirme le parquet.

La médecin aurait mis “huit jours” à appeler l’hôpital au sujet de cette femme, qui avait des problèmes respiratoires, malgré l’aggravation de son état.

La malade avait succombé d’un arrêt cardiaque le lendemain de son admission à l’hôpital.

La directrice de la maison de retraite “avait connaissance de la situation clinique de la patiente, (mais) n’a rien fait” pour qu’elle puisse recevoir des soins lors des absences de la docteure, en particulier le weekend avant sa mort, affirme le parquet.

Dans un rapport dévastateur publié début décembre, Amnesty International avait affirmé que la situation dans les maisons de retraite de la région de Madrid et en Catalogne (nord-est) restait “alarmante”, malgré certaines améliorations.

La “grande majorité” des résidents n’ont pas été pris en charge correctement durant la pandémie, dénonçait l’ONG.

La pandémie a causé plus de 48.000 morts en Espagne, pour plus de 1,7 million de cas officiels, l’un des pires bilans en Europe.

Environ la moitié des décès correspondent à des résidents de maisons de retraite, selon Amnesty.

Au plus fort de la première vague, en mars, des militaires envoyés en renfort avaient découvert des personnes âgées abandonnées par le personnel dans leur établissement et, dans certains cas, mortes dans leurs lits.

( Avec AFP )



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