Culture

Les « Trésors des arts traditionnels marocains » mis en avant à l’UNESCO

mardi, 11 juin, 2024 à 21:47

Paris – Les “Trésors des arts traditionnels marocains” ont été mis en avant lors d’une conférence, mardi au siège de l’UNESCO à Paris, en marge des travaux de la dixième session de l’Assemblée générale de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

A l’ouverture de cette conférence, initiée par le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire et le bureau de l’UNESCO pour le Maghreb, l’ambassadeur délégué permanent du Maroc auprès de l’UNESCO, Samir Addahre, a souligné l’importance des efforts déployés par le Royaume pour la promotion du secteur de l’artisanat, en adoptant notamment une stratégie ambitieuse de son développement à l’horizon 2030 et en mettant en place un programme de sauvegarde des savoir-faire liés à l’artisanat et menacés de disparition, à travers leur transmission aux jeunes générations, lequel avait fait l’objet d’un accord signé en novembre 2022 entre le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire et le bureau de l’UNESCO à Rabat.

M. Addahre a également relevé le nombre important et croissant d’éléments liés à l’artisanat inscrits sur la liste représentative de la Convention de 2003.

S’inscrivant dans cet élan et œuvrant en faveur de ses communautés d’artisans, le Maroc accorde une priorité aux candidatures d’inscription liées aux métiers d’artisanat, à l’image des dossiers de candidatures du Caftan marocain soumis pour le cycle 2025, et celui du Zellige en cours de préparation pour le cycle 2027, rappelle-t-on.

De même, le Maroc participe activement à la préparation des dossiers multinationaux de candidature liés aux métiers d’artisanat.

Après l’inscription en 2023 du bien commun “Les arts, savoir-faire et pratiques associés à la gravure sur métaux (or, argent et cuivre)” sur la liste représentative, le Royaume continue à œuvrer pour l’inscription d’autres savoir-faire artisanaux, à l’instar du pisé dans le cadre du dossier commun “Art et traditions de bâtir en terre” piloté par le Maroc et bien d’autres éléments, comme “la vannerie” et “la fabrication et la pratique de l’Oud”.

Les différentes interventions lors de cette conférence ont été respectivement axées sur “la sauvegarde des savoir-faire liés à l’artisanat et menacés de disparition à travers leur transmission aux jeunes générations”, “le dispositif de transmission des savoir-faire liés à l’artisanat” et “l’accompagnement à l’insertion des apprentis”.

Cette conférence a connu la participation de plusieurs ambassadeurs et de représentants de différentes délégations à l’UNESCO et d’un parterre d’experts panélistes, composé notamment du représentant du bureau de l’UNESCO pour le Maghreb, Eric Falt, du directeur de la Formation professionnelle et de la formation continue des artisans au ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire, Hassan Chouikh, ainsi que du président de la fédération marocaine des entreprises d’artisanat, Khalid Alami.

Selon un communiqué de la délégation permanente du Royaume auprès de l’UNESCO, les travaux de la dixième session de l’Assemblée générale de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ont connu l’élection de M. Addahre en tant que vice-président représentant le Groupe arabe au sein du nouveau Bureau de l’Assemblée.

A cette occasion, il a présenté un compte-rendu des activités du Comité intergouvernemental sur la protection du Patrimoine culturel immatériel durant la présidence du Maroc, dont les travaux de la 17ème session ont été tenus à Rabat du 28 novembre au 03 décembre 2022.

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