Économie

Les Aires marines protégées au menu de la 1ère réunion de la CTAP

Rabat – La Commission Technique des Aires Protégées (CTAP) s’est réunie pour la première fois, jeudi à Rabat, en vue notamment d’examiner et de lancer les projets de création de deux nouvelles Aires Marines protégées (AMPs) à Boujdour et Agadir.

Tenue sous la présidence de Zakia Driouich, Secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux & Forêts – Département de la Pêche Maritime-, la réunion a pour objectif de tracer la feuille de route des travaux de la Commission et d’examiner et de lancer les projets de création de deux nouvelles AMPs au niveau des régions de Boujdour et Agadir, et ce en application de la loi 22-07 relative aux Aires Protégées, indique un communiqué du ministère.

Il s’agit aussi de procéder au reclassement des AMPs Alboran, Massa et Mogador conformément la nouvelle législation sur les aires protégées, créés en 2014 selon la législation de la pêche, ajoute la même source.

Aux termes de ses travaux, la Commission a souligné l’importance des Aires Marines Protégées dans la préservation des ressources marines notamment dans le cadre de l’engagement ferme du Maroc concrétisé par son adhésion à la Convention internationale sur la diversité biologique mais aussi de la vision déjà établie par le Département de la Pêche Maritime en matière de gestion appropriée des ressources et de l’écosystème marins, a fait savoir Mme Driouich.

Les secteurs concernés, énoncés ci-après, ont affirmé, lors de cette réunion, leur engagement et leur collaboration dans le processus de création et de reclassement des AMPs.

La CTAP comprend parmi ses membres le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime du développement rural et des eaux et forêts, le ministère de l’intérieur, le ministère de l’économie et des finances, le ministère de la transition énergétique et du développement durable, le ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication, le ministère du tourisme, de l’artisanat, de l’économie sociale et solidaire, le ministère de l’équipement et de l’eau et le ministère du Transport et de la Logistique.

Selon la région, objet de création des AMPs, les représentants locaux sont invités à y participer, précise le communiqué.

Cette Commission, qui s’est réunie pour la première fois en vue de procéder à la création des Aires Protégées exclusivement marines, est chargée, conformément à la réglementation en vigueur d’examiner et de donner son avis lors des différentes phases de création des Aires marines Protégées notamment l’enquête publique et le Plan d’Aménagement et de Gestion de ces espaces.

Et de rappeler que le Maroc prévoit d’augmenter sa superficie des espaces marines protégées en vue d’honorer ses engagements à l’international en matière de biodiversité notamment le nouveau cadre mondial après 2020 qui prévoit à l’horizon 2030 l’augmentation de la superficie des espaces protégées à hauteur de 30% des ZEEs nationales et l’ODD 14 qui prévoit aussi à l’horizon 2020 de préserver au moins 10 % des zones marines et côtières.

L’Union Internationale de la Conservation de la nature décrit les AMPs comme des espaces géographiques côtiers et/ou marins clairement définis, reconnus, consacrés et gérés, par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés.

La création de ces espaces protégées a pour but de conserver et de protéger les écosystèmes marins fragiles (ressources et habitats), appuyer les modes de vie traditionnels des communautés côtières locales, renforcer la résilience aux changements climatiques et problèmes environnementaux, résoudre les conflits entre les différentes parties prenantes, et protéger les sites culturels, conclut le communiqué.

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