Maroc

Flambée des prix de la viande rouge : Les Marocains face à des coûts exorbitants

Les prix de la viande rouge connaissent une hausse alarmante, trois semaines après l’Aïd al-Adha, et continuent de peser lourdement sur le budget des consommateurs marocains. À Casablanca, le prix de gros du kilogramme de bœuf a atteint 90 dirhams, tandis que celui de l’agneau s’élève à 110 dirhams.

Pour les consommateurs, la situation est encore plus critique. Le prix au détail du bœuf varie entre 100 et 115 dirhams le kilo, selon les marchés, tandis que celui de l’agneau oscille actuellement entre 140 et 160 dirhams le kilo. Ces tarifs dépassent largement le pouvoir d’achat des familles moyennes.

Les professionnels du secteur prévoient que cette hausse se poursuivra dans les jours à venir, notamment avec l’arrivée des Marocains résidant à l’étranger et la saison des mariages qui s’annonce.

Plusieurs facteurs expliquent cette flambée des prix. Tout d’abord, les prix des viandes rouges ne sont pas régulés et sont déterminés par l’offre et la demande. De plus, six années consécutives de sécheresse ont gravement affecté le coût des aliments pour bétail, augmentant ainsi les coûts de production.

Coûts de production en hausse

Les éleveurs et agriculteurs doivent faire face à des coûts croissants pour nourrir et entretenir leur bétail. La raréfaction des pâturages naturels oblige à recourir à des aliments pour bétail coûteux, ce qui se répercute sur les prix de la viande tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Cette situation exerce une pression accrue sur les consommateurs, particulièrement ceux à faible revenu, qui peinent à absorber ces hausses de prix. De nombreux ménages se tournent vers des alternatives moins chères, comme la viande de volaille ou les protéines végétales, bien que ces options ne répondent pas toujours aux préférences culinaires ou nutritionnelles des familles marocaines.

Perspectives incertaines

L’avenir des prix de la viande rouge reste incertain. Les conditions climatiques, les fluctuations des coûts de production et les dynamiques de marché continueront d’influencer les prix. Une intervention des autorités pour réguler les prix pourrait être envisagée, mais devra équilibrer les intérêts des consommateurs et des producteurs.

En attendant, les consommateurs et les professionnels du secteur doivent s’adapter à cette nouvelle réalité économique, en espérant des jours meilleurs et des prix plus abordables.

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