EMPLOI

Emploi : Les Marocaines trĂšs positives vis Ă  vis du potentiel des nouvelles technologies

La prochaine Ă©tape du plan d’accĂ©lĂ©ration industrielle (PAI) portera sur l’intĂ©gration et le dĂ©veloppement des nouvelles technologies au sein du royaume, notamment pour ce qui est du secteur de l’IoT. Dans ce sens, l’adoption des nouvelles technologies est une nĂ©cessitĂ© plus qu’un luxe que l’on devrait s’offrir, chose qui pousse la force de travail nationale Ă  se pencher sur le dĂ©veloppement de ses compĂ©tences dans ce sens.

La rĂ©duction du taux chĂŽmage ainsi que le dĂ©veloppement de nouvelles opportunitĂ©s de travail sont un challenge auquel fait face le royaume. Pour les annĂ©es Ă  venir, cela passera par l’intĂ©gration des nouvelles technologies dans le circuit traditionnel de l’emploi. L’on parle ainsi de la mise en place d’un Ă©cosystĂšme parfaitement automatisĂ©, allant mĂȘme Ă  intĂ©grer des solutions d’intelligence artificielle adaptĂ©es aux diffĂ©rents secteurs d’activitĂ©s.

Le Maroc n’est pas complĂštement Ă  la traĂźne Ă  ce niveau, par rapport Ă  ce qui se fait Ă  l’échelle mondiale, mais il y’a bien du chemin Ă  faire. En effet, le secteur de l’industrie est celui qui profite le plus des technologies disponibles, que ce soit au niveau de l’automobile de l’aĂ©ronautique, pharmaceutique, etc. Le challenge serait donc d’étendre l’utilisation desdites technologies aux autres secteurs.

Par ailleurs, la mise en place d’un Ă©cosystĂšme adĂ©quat serait un plus, pour ce qui est de faciliter cette « transition ». L’on parle ainsi d’un Ă©cosystĂšme dans lequel l’intĂ©gration des nouvelles technologies, la promotion de l’investissement intelligent, l’accompagnement des startups innovantes, ainsi que la mise en place d’une infrastructure intelligente, notamment le cas des transports, serait un pas important pour l’évolution socio-Ă©conomique du royaume de façon gĂ©nĂ©rale.

Le vent du changement numérique se fait sentir au Maroc

Avec une pyramide d’ñge oĂč la population en Ăąge de travailler est fortement reprĂ©sentĂ©e, le Maroc dispose d’une force de travail compĂ©tente qui ne demande qu’à trouver des opportunitĂ©s « intĂ©ressantes » pour dĂ©montrer l’étendue de ses compĂ©tences. S’il est vrai que le marchĂ© du travail reste limitĂ© en termes d’offres Ă  ce sens, il ne faut pas nier que les choses sont en train de changer, mĂȘme si cela se fait Ă  petits pas.

Ainsi, selon les donnĂ©es du cabinet d’audit PwC Maroc, 62 % des travailleurs marocains sont optimistes face au potentiel des nouvelles technologies sur leur travail. Ce constat a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© sur un Ă©chantillon reprĂ©sentatif de 1204 personnes en situation d’emploi, dont 35 % travaillent Ă  plein temps. Le milieu urbain reste, Ă©videmment, celui qui totalise le plus d’emplois, avec une part de 86 % contre 11 % dans le milieu rural. Cette situation traduit le paradoxe d’évolution de l’économie nationale, dans la mesure oĂč les emplois « importants » sont crĂ©Ă©s dans les villes, alors que le milieu rural reste principalement limitĂ© Ă  l’agriculture.

Dans ce sens, le gouvernement aspire Ă  changer cette situation avec les dispositions du projet de loi de finances (PLF) 2020, qui mise grandement sur le dĂ©veloppement du Social, notamment pour ce qui est de la rĂ©duction des disparitĂ©s socio-Ă©conomiques. L’objectif est d’apporter un Ă©quilibre rĂ©el pour ce qui est du dĂ©veloppement du monde rural, en essayant de le « rapprocher » du milieu urbain. Un challenge qui semble bien « difficile », mais pas insurmontable.

Ainsi, le cabinet indique que 77 % des travailleurs marocains sont confiants que les nouvelles technologies apporteront de nouvelles opportunitĂ©s plutĂŽt que des risques, 62 % s’attendent Ă  un impact positif au quotidien. Dans cette lancĂ©e de la vision positive qu’on les Marocains de l’impact des nouvelles technologies sur leur travail, seulement 16 % des sondĂ©s indiquent s’attendre Ă  une dĂ©gradation des perspectives d’emploi Ă  l’avenir.

Les travailleurs marocains bien confiants dans le potentiel des nouvelles technologies

La rĂ©volution technologique a bien son poids au sein du royaume, Ă  en juger par les diffĂ©rentes startups et autres compagnies opĂ©rant dans ce domaine. Mais pas que, puisque l’on est en train d’investir grandement dans des chantiers oĂč la technologie est reine, notamment dans les Ă©nergies renouvelables par exemple.

Cela dit, sans volontĂ©, rien n’est possible. Dans ce sens, il est Ă  noter que 91 % des sondĂ©s indiquent ĂȘtre ouverts aux nouvelles technologies, 58 % se forment pour leur utilisation en dĂ©veloppant leurs compĂ©tences. Toutefois, seulement 27 % des sondĂ©s indiquent que leurs employeurs leur permettent de bĂ©nĂ©ficier d’opportunitĂ©s pour amĂ©liorer leurs compĂ©tences Ă  ce niveau, ce qui dĂ©montre une certaine rĂ©ticence pour l’adoption du virage numĂ©rique.

Par ailleurs, la gent fĂ©minine se montre bien plus confiante pour ce qui est du potentiel qu’offrent les nouvelles technologies sur l’amĂ©lioration de leur travail. En effet, 79 % de femmes croient dur comme fer aux opportunitĂ©s que propose l’automatisation du travail dans le milieu professionnel. 82 % de la gent fĂ©minine s’attend Ă  une amĂ©lioration des perspectives d’emploi, alors que seulement 38 % de cette population indique ĂȘtre inquiĂšte ou incertaine sur l’impact des nouvelles technologies sur son travail.

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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