ECONOMIE

La Thaïlande met en place des mesures de détection de la variole du singe dans ses aéroports

Les personnes entrant en Thaïlande, en provenance de pays où des infections à la variole du singe ont été détectées, sont désormais soumises à un dépistage des symptômes au niveau de tous les aéroports du pays.

Selon la chaîne de télévision publique thaïlandaise “Thai PBS”, des responsables de la santé effectuent des dépistages de signes d’infection à la variole du singe, tels que les cloques, auprès des personnes arrivées aux aéroports internationaux de la Thaïlande, en provenance de pays où des cas ont été confirmés.

Ces voyageurs reçoivent ensuite un avis de “mise en garde sanitaire”, sous forme de code QR, a rapporté mardi la chaîne de télévision.

Les responsables de la santé travaillant dans les aéroports ont également été appelés à surveiller de près les arrivées en provenance de pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, tels que le Nigéria et la République du Congo, en plus du Royaume-Uni, de l’Espagne et du Portugal, a fait savoir la chaîne, citant le Dr Chakkarat Pittayawonganon, directeur de la division d’épidémiologie du Département thaïlandais de contrôle des maladies.

Par ailleurs, les professionnels de la santé déployés au niveau des aéroports exhortent les voyageurs arrivant de l’étranger à consulter immédiatement un médecin s’ils développent de la fièvre et des cloques, dans un effort d’intensifier les mesures pour empêcher l’importation de la maladie, a précisé “Thai PBS”.

Le Département thaïlandais de contrôle des maladies a, en outre, mis en place un centre de commandement des crises de santé publique pour surveiller la situation de près et mettre en place des stratégies de réponse à court, moyen et long terme, a rappelé la même source.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a actuellement moins de 200 cas confirmés et suspectés de la variole du singe dans les pays non endémiques, à savoir les pays où la présence de la maladie est inhabituelle. L’OMS s’est montrée confiante sur la possibilité de stopper la transmission de la maladie entre humains dans ces pays.

L’identification précoce et l’isolement des cas font partie des mesures préconisées par l’organisation, qui affirme qu’il n’y a pas, pour l’heure, de cas graves.

La maladie, cousine moins dangereuse de la variole éradiquée depuis une quarantaine d’années, est endémique dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Elle se traduit d’abord par une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croûtes.

Media7

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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